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Culture

Hommage à Kateb Yacine

Dans le cadre des journées culturelles du théâtre de jeunesse, la maison de la culture et le théâtre régional de Tizi Ouzou ont abrité, dimanche et lundi, une série d’activités en hommage à l’écrivain et homme de théâtre Kateb Yacine. Une initiative placée sous le thème “Kateb Yacine et la terre des ancêtres”. En plus d’une exposition, de représentations théâtrales, des conférences et un spectacle par la troupe Debza étaient au programme. Salah Aït Chalal, maître de conférence à l’université de Tizi Ouzou, a abordé, lors de sa conférence, “la place du mythe dans la cosmogonie katebienne”, notamment dans Nedjma, île ou étoile. Il a défini, en premier, le mythe, avant d’aborder “la terre et le temps onirique” ainsi que “la terre et le sang” dans Nedjma. L’autre rencontre-débat a été animée par le journaliste et dramaturge Bouziane Ben Achour, sous le thème “Kateb Yacine et la libération nationale”. “Kateb Yacine n’a pas encore 16 ans lorsqu’il participe aux manifestations du 8 mai 1945, s’impliquera sans retenue dans la révolution pour dire son refus des ordres et des désordres établis”, dira l’orateur et d’ajouter : “La révolution est dans le corps de son œuvre, dans le contenu tragique de cette œuvre enracinée dans la marche de son peuple, dans l’amour de son peuple.” De son vivant, Kateb Yacine, écrivain et homme de théâtre mondialement connu, grand défenseur des droits humains et des libertés, n’avait jamais eu droit à un passage à la télévision algérienne, comme d’ailleurs ce fut aussi le cas pour son ami peintre M’hamed Issiakhem. Plusieurs années après sa mort, la télévision parle enfin de lui, le Keblouti. Au journal de 20h, on rapporte quelques images de cette rencontre à Tizi Ouzou sur la vie et l’œuvre de Kateb Yacine. On montre même des images de cet insoumis, ce qui est exceptionnel ! Lui qui disait : “On nous tue d’abord puis on nous rend hommage.” Les temps ont-ils changé ? Mais plutôt que de rendre un hommage folklorique à ce grand homme de la culture algérienne, on ferait mieux de remettre en scène ses pièces de théâtre notamment à Tizi Ouzou où le théâtre régional porte son nom, et on ferait mieux de divulguer son message humaniste et révolutionnaire et de faire connaître sa manière et sa philosophie de vie. Son amour de la liberté et sa sincérité ont toujours été sans concession. Kateb Yacine avait toujours dénoncé le système et les conditions qui ont été faites aux Algériens, et avait toujours clamé haut et fort des positions intenables à son époque et qu’on occulte aujourd’hui. On veut de toutes les manières, à l’égard des générations montantes, récupérer l’image de cet “irrécupérable”. En effet, on ne peut pas cacher le soleil avec un tamis. Parlant du système qui l’avait toujours écarté du secteur de la culture, parce qu’il n’était pas en phase avec son idéologie et ses pratiques, un système qui l’avait toujours opprimé, tout en essayant de le manipuler, sans succès, cet “immortel” a toujours déclaré, s’agissant de lui et d’Issiakhem : “Nous sommes des irrécupérables” Qu’on ait le courage de passer ce message d’amour de l’Algérie au moment où elle coule à pic.

K. T