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Culture / Culture

IL EST DÉCÉDÉ LE 15 SEPTEMBRE 2018 À PARIS

Il y a deux ans, disparaissait Djamel Allam

© D.R

Considéré comme rénovateur de la musique kabyle, l’enfant prodige des Ath Waghlis aura l’honneur et le mérite d’avoir propulsé la chanson algérienne d’expression amazighe sur la scène internationale, en effectuant des tournées artistiques en Europe et aux États-Unis

Deux années se sont déjà écoulées (15 septembre 2018-15 septembre 2020) depuis la disparition du célèbre chanteur kabyle, Djamel Allam, une icône de la musique algérienne, décédé dans un hôpital parisien à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie. Natif de Béjaïa, le 26 juillet 1947, Djamel Allam avait fait ses premiers pas dans la musique au Conservatoire de la ville des Hammadites, dirigé à l’époque par le défunt maître de la chanson andalouse, Cheikh Sadek El Béjaoui.

En 1967, il quitte sa région natale pour s’installer à Marseille, où il fait connaissance de grandes figures de chanson française, à l’image de Brassens, Moustaki, Bernard Lavilliers, Patrice Chéreau, Léo Ferré…, alors qu’il était machiniste au Théâtre du Gymnase. Quatre ans plus tard, soit en 1971, il retournera en Algérie pour devenir animateur et producteur à la radio nationale francophone Chaîne III.

Parallèlement, il dirige le cabaret “La Voûte”, situé à Moretti, dans la banlieue ouest d’Alger. En 1972, il fait sa première apparition sur scène à la salle El Mouggar d’Alger, en accompagnant le duo Brigitte Fontaine-Areski Belkacem. De retour en Hexagone, en 1974, il se fait embaucher à la radio France Inter, où il anime des émissions avec le journaliste français Claude Villers. Dans la même année, il enregistre son premier album, intitulé “Argou” (Rêve).

Un produit de haute facture qui connaîtra un succès retentissant. Considéré comme rénovateur de la musique kabyle, l’enfant prodige des Ath Waghlis aura l’honneur et le mérite d’avoir propulsé la chanson algérienne d’expression amazighe sur la scène internationale, en effectuant des tournées artistiques en Europe et aux États-Unis. Ainsi. Il réussira à subjuguer son public tant en Algérie qu’à l’étranger, à travers ses belles mélodies qui berceront plusieurs générations. Son ascension fulgurante dans le monde musical lui a valu une réputation incontestable.

Pour preuve, il fut l’invité de marque de plusieurs festivals culturels et autres événements de grande envergure, telle la fête de l'Humanité, en France. Après le franc succès qu’a connu son premier produit (Argou), il signa son deuxième album “Mara d-yughal” (Quand il reviendra) qui connaîtra un même écho auprès de son public et les médias. Il enchaînera avec “Les rêves du ven” (1978), “Si Slimane” (1981) et “Salimo” (1985), sortis entre 1978 et 1985.

En 1996, il sort un nouvel album intitulé “Le Chant des sources”, dédié aux sans-papiers vivant en France. Quatre ans après, il fait paraître “Gouraya”, réalisé par Safy Boutella, musicien, arrangeur et metteur en scène algérien. Après avoir réalisé, en 2006, un coffret regroupant neuf albums, intitulé “Tella tamkant deg ul-iw” (Il y a une place dans mon cœur), il enregistre, en 2008, son ultime opus, “Le Youyou des anges”. Il rend décéda le 15 septembre 2018 à Paris, laissant derrière lui un riche répertoire artistique.

 


KAMAL OUHNIA


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