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A la une / Culture

4e édition du festival de poésie amazighe d’Aït Zikki

Joutes poétiques en altitude

Après trois jours d’intenses activités, le rideau est tombé hier sur la 4e édition du Festival de la poésie amazighe d’Aït Zikki (daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, chef-lieu de wilaya). Organisé conjointement par l’association culturelle Smaïl-Azikkiw et le comité du village de Taourirt Bouar, le festival a été dédié, cette année, au vaillant moudjahid Lounis Azzi, âgé aujourd’hui de 89 ans. Le festival, initié depuis quatre ans par les villageois de Taourirt Bouar, est largement consacré à la vie et l’œuvre du poète de l’insurrection de 1871, Smaïl Azikkiw. Un riche programme a été concocté en la circonstance avec une exposition permanente de photos et de documents, des conférences-débats, des déclamations de poèmes, des concours de poésies, des “ichewiqen”, des représentations théâtrales et des ventes dédicaces. Les activités se sont concentrées entièrement à l’école primaire Chahid-Ouali-Allam, où toutes les conditions pour le bon déroulement de ce festival annuel ont été jugées très satisfaisantes par les festivaliers qui ont surtout apprécié la fraîcheur du site, puisque le village est perché à plus de 1300 m d’altitude. Le festival, qui s’est étalé sur trois jours, aura constitué un véritable hymne à la poésie berbère, au théâtre amazigh et aux “ichewiqen” du terroir. Mercredi, jour d’ouverture du festival, a vu se dérouler un riche programme comprenant, outre les expositions d’objets traditionnels et du terroir, un recueil de poésie ayant pour thème “Ulamek” et déclamé par Benkhelifa Salim, des “izlan”, “ichewiqen”, présentation de deux chorales Tamagit et Anzar. Dans l’après-midi, le public a été convié à une conférence-débat présentée par l’écrivain Younès Adli ayant pour thème “La civilisation rurale au 19e siècle : cas de la Kabylie”, suivi d’un récital poétique de Dda Lounis Azzi et d’une pièce théâtrale. Les autres journées ont été meublées essentiellement par le grand concours poétique qui a atttiré, cette année, 62 poètes inscrits au concours et une vingtaine en hors concours, dont de nombreuses femmes, sous l’œil vigilant et attentif d’un jury constitué de trois éminents poètes, en l’occurrence Mourad Rahmane, Mahrouche Hassan et Hami Saïd. Un spectacle théâtral, une autre conférence de Abdenour Abdeslam se sont tenus sur les lieux, suivis d’une visite guidée vers le site d’Aswel, à 1600 m d’altitude, et la 4e édition de ce festival poétique a été clôturée par un gala artistique. Le président de l’association cultuelle Smaïl-Azikkiw, Djilali Haddouche, nous a dressé un bilan qu’il a jugé positif, notamment par le nombre de participants venus de Kabylie, de Sétif et d’Alger. Il reste toutefois très soucieux quant aux soutiens et aux contributions financières attribués aux associations pour l’organisation des fêtes annuelles et des festivals traditionnels avec des subventions revues à la baisse. C’est dire que les huit fêtes annuelles qu’organise régulièrement la daïra de Bouzeguène en période estivale risquent de connaître des jours difficiles durant les prochaines éditions.


KAMEL NATH OUKACI


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