Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Présentation de “L’émir Abdelkader et les siens” à l’agora du livre (Alger)

Kamel Bouchama dévoile “L’Ultime Étape au Levant”

Kamel Bouchama (à droite) lors de la rencontre © N. Louhal/Liberté

L’invité de l’agora du livre (librairie Media Book) est revenu lors de cette rencontre sur cet ouvrage publié récemment aux éditions Enag.

Outre sa mission de plénipotentiaire d’Algérie en Syrie, Kamel Bouchama a fait œuvre utile de sa tâche d’émissaire et des moments de répit qu’il a empruntés  à  son  agenda d’ambassadeur.  Et plutôt que  d’opter  pour  la redingote de l’ambassadeur et son corollaire de ronronnantes rencontres protocolaires, Kamel Bouchama a préféré le look et l’action de l’archéologue en fouillant l’itinéraire sur lequel l’ont précédé ses aînés, Les Algériens à Bilâd ec-Sham, de Sidi Boumediene à l’émir Abdelkader (1187-1911) (éd. Juba, 2010).

Néanmoins,  l’œuvre de Kamel  Bouchama  se  justifie  de la  citation du journaliste Abdelkader Benbrik : “Il est cependant plus qu’un besoin d’évoquer les noms et les actions des Algériens aux générations montantes pour qu’elles gardent le lien avec le passé glorieux de cette patrie qui est l’Algérie, et ce, en vue de consolider le présent en faisant échec aux divers courants idéologiques qui s’abattent sur notre société dans le but de la corrompre pour mieux l’asservir.”

Et au terme de sa lettre de créances, Kamel Bouchama a légué à la postérité L’Émir Abdelkader et les Siens — L’Ultime Étape au Levant (éd. Enag, 2019), qu’il a présenté mardi 21 janvier à l’agora du livre de la librairie Media Book de l’Enag. “Durant mon séjour à Damas (Syrie), je suis allé à la rencontre des descendants de l’émir Abdelkader, qui ont outillé mon œuvre à l’aide d’authentiques témoignages sur ce qui était son œuvre en terre du Levant et l’acte civilisateur en terre de la grande Syrie ou bilad Echam. 

Autant  d’aveux  historiques  dits  dans l’éloquence du ‘Kabyle fousha’ où le textuel tamazight est élagué de mots en français”, a-t-on su de l’orateur.  En  effet,  l’homme  de paix  qu’il était  a  différé  de  60  ans  la  colonisation d’Echam par la France et a sauvé du sabre infâme les chrétiens de Damas et de Beyrouth au mois de juillet 1860. “Visionnaire, l’émir faisait partie du panel des bâtisseurs du canal de Suez. 

Tant et si bien que la présence de l’émir a favorisé également l’éclosion du mouvement culturel dans le Machreq”, a déclaré celui qui a rapatrié les biens de l’émir, dont le fameux chasse-mouche du dey Hussein. “D’où l’acte vil de récupération de l’aura de Abdelkader par la franc-maçonnerie, qui était en perte de vitesse”, a tenu à préciser le modérateur de séance Abdelhakim Meziani. 

Scindé en sept chapitres, l’orateur narre l’épopée héroïque de ces “Algériens au Shâm” (Syrie), mais aussi l’épisode méconnu de ces escadrons en Palestine de l’émir Saïd, qui brandissait le sabre haut sur une armée de 20 000 guerriers qu’il dirigeait et où avait péri l’Algérien Abou Yacine d’Ath Waghliss ou Béni Oughlis (Soummam). Et “dans la mêlée”, le conférencier évoque aussi d’autres Algériens qui s’étaient opposés à la spoliation de la terre de Palestine et sa cession aux sionistes. 

Se voulant juste, l’auteur évoque même l’enfant maudit Abderrezak. Mais pas que, du fait que le tribun a étayé sa conférence d’un data show où défilait l’existence de l’émir telle une projection de diapositives : “D’abord la phase Algérie d’une durée de vingt ans (1832-1853) ainsi que l’étape dans les geôles de Toulon, Pau et Amboise (France) et l’ultime escale de l’exil qui a duré 30 ans (1853-1883) en Turquie et en Syrie” : “Ainsi, notre pays a connu deux fois des kidnappings d’État.

La première fois le détournement du bateau transportant l’Émir, le 29 décembre 1847, et la deuxième fois l’avion transportant les responsables du FLN le 22 octobre 1956.” Prolifique en révélations, l’œuvre de Kamel Bouchama contextualise des événements encore méconnus et promet d’intégrer l’école.

 

Louhal Nourreddine
L’Émir Abdelkader et les Siens – L’Ultime Étape au Levant, de Kamel Bouchama, éd. Enag, 2019 - 352 pages, 1 600 DA

 

 



Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER