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A la une / Culture

Elle est invitée par le Festival culturel nord-africain

La diva de la chanson kabyle à Montréal

La chanteuse Nouara se produira au Canada, le 30 septembre. © D.R

Elle a chanté akal, la terre nourricière qui l’a vue naître ; elle a célébré la femme dans une société conservatrice et patriarcale ; elle a véhiculé par la chanson les valeurs d’une culture ancestrale ostracisée sous des régimes bureaucrates. Nouara, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a fait tout ça au cours d’une carrière artistique bien remplie. Avec sa voix mélodieuse, Nouara a su conquérir des générations entières de mélomanes. Elle a emprunté sa voix pour chanter des textes écrits par nombre d’artistes, dont Kamel Hamadi, Meziane Rachid, Ben Mohamed, Medjahed Hamid, Hassan Abassi, Madjid Bali, Lhassan Ziani, etc. Mais c’est incontestablement avec le défunt Cherif Kheddam que Nouara a réalisé l’essentiel de sa production artistique.
De sa collaboration avec Cherif Kheddam sont nés des chefs-d’œuvre artistiques encore inusités aujourd’hui. Takumict n wakal (poignée de terre) nous rappelle l’attachement viscéral aux racines. Tecnam akk ghef zzin-iw (vous avez vanté ma beauté) se veut un pamphlet au vitriol contre la condition de la femme considérée comme une sous-citoyenne par des textes officiels de la République. Une injustice que le texte engagé ne manque pas de dénoncer. Autre texte d’anthologie : Amek tebgham ul ad ihemmel wis ssin (l’amour impossible) évoque tout bonnement l’amour utopique. Un projet d’un album mûrissait dans la tête de Nouara, mais la maladie de Cherif Kheddeam, et par la suite sa disparition, en janvier 2012, l’ont ajourné. Nouara a en outre travaillé avec Lounès Matoub. Cette collaboration qui n’a pas duré longtemps a marqué à jamais la diva de la chanson kabyle. Pour elle, travailler avec le Rebelle, ça ne se refuse pas. Matoub a réalisé en 1993 un double album Hymne à Boudiaf qui a, pour ainsi dire, radicalement modifié la vision et la philosophie artistiques du fils de Taourirt Moussa, dont le génie a pu s’exprimer par la suite dans son plein potentiel. L’assassinat de Matoub le 25 juin 1998 sur une route de Kabylie a complètement bouleversé Nouara. Cette dernière a, par ailleurs, enregistré un duo avec Farid Ferragui. Native de Azazga en Kabylie en 1945, Nouara, de son vrai nom Zahia Hamizi, outre sa carrière artistique, a également travaillé à la Chaîne II de la Radio nationale, avant de prendre sa retraite en 2005. Artiste flamboyante, Nouara a sévi sur plusieurs scènes artistiques et des plus emblématiques. Ainsi, 5 ans après son dernier gala, elle revient à Montréal à l’initiative du Festival culturel nord-africain (FCNA). L’artiste à la puissance vocale exceptionnelle se produira samedi et aura ainsi l’occasion de retrouver son public montréalais.


Y. A.    

 


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