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A la une / Culture

“Ma merveilleuse utopie”, de l’universitaire Mohamed-Karim Assouane

La poésie pour dire les maux des êtres

Que fut la poésie au temps du parti unique ?  Quel est son rôle dans l’évolution d’une société ? Ce ne sont ici que les quelques questions que soulève l’universitaire, professeur et auteur Mohamed-Karim Assouane dans son ouvrage Ma merveilleuse utopie, une anthologie poétique publiée par les éditions Edilivre, qui revient, à travers 83 pages, sur les travaux poétiques de plusieurs jeunes étudiants du département de français de l’université de Bône dans les années 1980, et qui furent les compagnons de route de l’auteur. Dans sa préface, ce dernier revient sur le rôle de la poésie qui “reconstitue”, selon lui “le contexte de chaque étape sociale” et “retravaille tout concept existant, en arrivant même à en créer d’autres”. Elle est aussi, pour le poète, “l’élément transitoire d’une évolution à une révolution”, mais reste, toutefois, menacée par “ces ennemis de la création littéraire et artistique”, que sont ces “pseudo-comités de lectures qui n’existent que par la décision et le choix d’une seule personne”. En hommage à cette effervescence estudiantine d’autrefois et la douce utopie de lendemains meilleurs, le poète revient, dans sa préface, sur la naissance, en 1982, de la revue littéraire La Gerbe, paraissant périodiquement au sein de la même université, et portée par un petit collectif d’étudiants formé par l’auteur lui-même, Soukehal Rabah, Amalou Mouloud, Benacer Fouad, ou encore Oubertoun Nadjib. Dans la même veine, il évoque le critique littéraire, dramaturge et poète congolais Pius Ngandu Nkashama, qui fut le parrain de la revue, dans un contexte où les cellules créatrices et artistiques étaient activement surveillées. Il leur conseilla vivement de changer le nom de la revue Dépêches littéraires – qui deviendra plus tard La Gerbe – “afin d’éviter les foudres de la cellule du parti unique, et nous éviter l’accusation gratuite de nostalgiques de la colonisation”, poursuit l’universitaire. Ainsi, plus d’une vingtaine de poèmes-témoignages, invoquant l’espoir, la patrie, la liberté et l’humanisme, sont repris dans ce livre, comme Espérances, de l’auteur lui-même, où il condamne l’âpreté des hommes et les guerres fratricides du monde arabe. Nous retrouvons, en outre, le poème d’un certain Anouar Benmalek, qui décrit sa rencontre inopinée avec une intrigante jeune Chinoise. Enfin, il est à noter que l’auteur affirme, dans la fin de l’ouvrage, que cette contribution est “un rappel de la mémoire qui permet d’ouvrir une petite fenêtre du palais d’Alhambra sur un soleil toujours nouveau”.


Yasmine Azzouz


Ma merveilleuse utopie, de Mohamed-Karim Assouane, éditions Edilivre, 83p, 2015.

 


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