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A la une / Culture

Un souffle nouveau à la galerie Bachir-Mentouri

La relève de l’art expose dans la cour des grands

La brise de l’été s’est engouffrée dans la galerie d’art Bachir-Mentouri et “crayonne” cet air de liberté sur un éventail de toiles qui narrent ce jour du 5 juillet, où s’étaient brisées les chaînes du joug colonial. Et à reluquer de près ces fresques, on aurait dit qu’ils se sont donné le mot, ces “mômes” pour décrire, à l’unisson, la Casbah d’Alger et d’autres lieux de l’Algérie profonde, bastions de la résistance populaire ! Pétris de talent et liés de la houppe de leurs pinceaux, la “pâte” mêlée de bourgeons d’artistes peintres est prometteuse à plus d’un ton.
Constituée de Djamila Khemachou, Naïma Medini, Naïma Leklou, Amina Belaziz, Imène Kaci et auxquelles s’accroche au chevalet l’unique garçon de la bande, Abderrahim Laadj, la “clique” convie le visiteur à une lecture picturale de la Casbah. Commence alors une excursion dans les “z’niqat” blanchies à la blancheur du haïk de nos mamans ! Première halte en compagnie de l’artiste montante Naïma Medini à la galerie des portraits de nos héros qui avaient pensé et ordonné le feu libérateur à la première heure du 1er novembre 1954 sur les rives de l’oued Labiod, dans la vallée d’Ighzar Amellal qui irrigue les monts des Aurès.
C’est à croire que les pinceaux de nos jeunots se sont ligués pour immortaliser de mythiques lieux, où s’étaient écrites de glorieuses pages d’El-Djazaïr berbère des Béni Mezghenna. C’est le cas de cette graine d’artiste Djamila Khemachou, qui convie le féru de l’art à humer l’air marin de l’Amirauté et son Penon, où fut buriné l’épopée de la course en mer de la Taïfa (marine) conduite par l’Algérien et amiral ottoman Hamidou Ben Ali dit Raïs Hamidou (1770-1815) et tant d’autres “kebtan” que ce lieu maritime renferme dans ses cambuses. Et le temps de se rafraîchir à  la fontaine de “l’ouast-eddar” d’une douéra mitoyenne au musée Ali-la-Pointe, sis au 5, rue des Abderrames, que l’on est vite rattrapé par le souvenir de ce jour funeste du 8 octobre 1957, où les éléments du 1er régiment étranger parachutiste (REP) dynamitèrent la cache de Hassiba Ben-Bouali, Ali Ammar dit Ali la Pointe, Omar Yacef dit P’tit Omar et Mahmoud Bouhamidi. Autre découverte, l’odeur de la poudre s’est ajoutée à la passion, voire le chagrin d’amour des “deux sœurs”, probablement N’fissa et Fatma, qui furent terrassées toutes les deux par la flèche de Cupidon pour avoir espéré l’union avec un hidalgo de passage. Et depuis, les deux filles du dey Hassan Pacha reposent sous l’aile protectrice de Sidi Ben Ali, au cimetière baptisé à leurs noms à la venelle N’fissa (ex-rue de l’Empereur). Donc, autant y aller à la médiathèque Bachir-Mentouri de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, au 5, rue Pichon, où l’exposition d’une graine d’artistes peintres est prorogée jusqu’à la rentrée.


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