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A la une / Culture

Akacha Talbi expose à la galerie Mohammed-Racim

La rétrospective du cinquantenaire de l’art pictural

L’artiste Akacha Talbi. © Louhal Nourreddine / Liberté

L’artiste récapitule, dans cette “déchronologie”, son panorama d’images du temps où il s’était fait une place dans le gotha de Salah Hioune, Lazhar Hakkar, Mohamed Nedjar, Nourredine Chegrane, Boualem Bencheikh, Ismaïl Samsom et tant d’autres “stars” de l’époque bénie des années 1960.

Akacha Talbi opère son come-back, jusqu’au 26 août prochain à la galerie Mohammed-Racim (1896-1975), où il avait exposé, il y a de cela cinquante ans (1967-2017) ! Aujourd’hui, il réapparaît ainsi dans son statut de “revenant” ! Non pour hanter l’ancien “cercle” de l’Union nationale des arts plastiques (UNAP) de sa jeunesse ou de séduire les esprits, mais pour vulgariser son savoir-faire et partager l’antérieur d’un demi-siècle de lumière et de couleurs qu’il a intitulé “Rétrospective” ! Soit, une exposition dans le mode rétroactif d’une trajectoire pionnière dans la conception de “la peinture à l'huile c’est bien difficile, mais c'est bien plus beau que la peinture à l'eau !” comme cela se fredonne dans la comptine.
D’où une déchronologie qu’il opère  sur ses propres pas, où l’artiste récapitule son panorama d’images du temps, où il s’était fait une place dans le gotha de Salah Hioune, Lazhar Hakkar, Mohamed Nedjar, Nourredine Chegrane, Boualem Bencheikh, Ismaïl Samsom et tant d’autres “stars” de l’époque bénie des années 1960. Autant de repères qu’Akacha Talbi désire léguer à l’adresse des jeunes férus de l’art, étant donné qu’il n’a jamais renoncé à son désir d’enseigner le beau. Très vite, ce bourgeon de graine d’artiste, qui a éclos au printemps de l’an 1947 à l’ancienne Maison-Carrée, recueille l’intérêt de Bachir Yellès Chaouche qui l’encouragea à s’inspirer de Dame nature qu’il flatta de ses pinceaux pour lui subtiliser le pastel, le fusain et la sanguine. Disciple de l’artiste peintre Ali Korteby, l’enfant d’El-Harrach fut poussé ou plutôt hissé d’une courte échelle pour arriver à la hauteur de son chevalet. Et depuis, le benjamin de l’UNAP s’en est allé sur l’itinéraire de l’art “qui n’est pas tout le temps rose ni de tout repos en matière d’union et de l’acceptation du talent de l’autre”, a-t-on su de ce professeur qui forma les premières promotions de professeurs de dessin à l’Institut technologique de l’éducation (ITE). Pour le souvenir, le press-book d’Akacha Talbi luit de la lumière du 21 juillet 1969 qui avait éclairé l’Alger du premier Panaf (Festival panafricain), où l’instituteur qu’il était en 1967 avait délaissé son bâton de craie pour tremper son pinceau dans l’œuvre qui avait recueilli la critique de M’hamed Issiakhem (1928-1985) ! Et depuis, l’ascension d’Akacha Talbi l’éleva en 1970 vers l’exposition individuelle d’Alger.
Ce qui faisait dire au poète Himoud Brahim, dit Momo : “Tu est plus qu’un Akacha, mais une ôokacha ! qui signifie une perle”, nous a confié notre interlocuteur. C’est dire qu’il était prédestiné à jouer dans la cour des grands, où il avait mêlé ses pinceaux à ceux du miniaturiste Mohammed Temmam, Bachir Yéllès Chaouche, Mohamed Z’mirli, Mustapha Adane et Ali Khodja. À noter qu’Akacha Talbi a inscrit ses initiales sur les cartes postales d’Algérie qu’il a fait voyager par monts et par vaux. Donc, autant y aller, ne serait-ce que pour l’évocation de Sabra et Chatila et la lutte contre l’odieux apartheid en Afrique du Sud.


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