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A la une / Culture

Kiosque “ZZ Image”

La vitrine de bled Sidi Abderrahmane

L’envoi d’une carte postale que l’on croyait d’un autre âge, parce qu’elle n’a plus sa raison d’être à l’ère de la carte gratuite sur le Net, a opéré son come-back pour renaître de plus belle sur les tourniquets du kiosque “ZZ Image”, comme du temps où il était loisible au touriste d’adresser une carte postale d’Alger et d’ailleurs, histoire de rassurer les siens.
L’initiative que l’on doit au photographe-reporter Zinedine Zebar se veut d’abord didactique, afin qu’il soit conté au touriste l’image d’un lieu ou d’un endroit. Situé à l’angle du square contigu à la rue Mohamed-Khemisti et à l’avenue Pasteur, le kiosque ajoute ainsi sa quote-part d’éclat aux couleurs de gerbes de fleurs de l’inégalable horloge florale du jardin Ouamrane. S’investissant dans la chasse à l’image et tantôt dans la photographie de news, l’artiste égaie le quartier à l’aide d’attrayants présentoirs, où il exhibe un riche éventail de ses cartes postales à côté de celles de l’artiste-auteur Nadir Djama, qui a fait sienne la maxime “le mot photographie est mon synonyme !”. Donc, pari tenu pour l’auteur du beau-livre Les phares d’Algérie qu’il a immortalisés de concert avec les textes du journaliste-auteur Mohamed Balhi (éd. Casbah). “J’ai à cœur de partager ce féerique album de photos de l’Algérie, sous forme d’épreuves de formats A3 et A4 panoramiques qu’il est loisible à l’acquéreur d’encadrer pour offrir ou enjoliver son intérieur. La faisabilité de la chose n’a été possible qu’avec l’aide et l’apport du maire d’Alger-centre, Bettache Hakim, qui m’a permis d’achalander cette devanture d’Alger à l’aide d’ouvrages traitant exclusivement du patrimoine matériel et immatériel de l’Algérie”. Un challenge d’autant réussi, puisqu’il a réintroduit la carte postale dans l’usage des convenances de faire-part et de l’échange amical. Donc, à ceux-là même qui auguraient de l’obsolescence de la carte postale, ces “tristus” devront humaniser leur oracle de mauvais augure pour le plus grand bien d’Alger qui retrouve peu à peu ses couleurs. S’il en est une preuve, celle-ci s’est matérialisée dans l’acte louable de dépoussiérer un ancien débit de tabac-journaux englué dans l’abandon. Et puisqu’on est dans la récupération et l’utilisation rationnelle du vieux bâti, gageons qu’une telle mesure salvatrice profitera également et d’ici peu aux artisans du 7e art, artistes peintres ainsi qu’aux artistes de tout acabit…, avec la mise en valeur de nos salles de cinéma cédées pour le moment à l’abandon. À ce sujet, nous nous contenterons d’énumérer l’injuste fermeture de l’immense hall de l’Afrique (ex-Empire) sis à la rue Khelifa-Boukhalfa, et ce, en dépit de l’investissement colossal consenti par les pouvoirs publics. L’inventaire n’est pas pour autant clos, puisqu’il y a aussi le Widad (ex-Marivaux) à la rue Chaïb-Ahmed (ex-Tanger), où nos artistes pourront s’épanouir et vivre enfin de leurs arts. L’appel sera-t-il entendu ? Gageons qu’il fera tache d’huile, sinon l’effet boule de neige pour extraire nos artistes de la précarité sociale.

Louhal Noureddine


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