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Culture / Culture

à l’initiative de la Fondation Zaphira-Yacef

Lancement du ciné-club “Cinétoiles”

Zaphira Yacef, animatrice du ciné-club © N. Louhal/Liberté

Tous les mois seront projetés des films à thèmes variés dans l’objectif de “réconcilier” le public avec les salles obscures.

Pour sa première séance de cinéma, le ciné-club “Cinétoiles” de la fondation Zaphira-Yacef a programmé, samedi dernier, à l’affiche de la Cinémathèque algérienne, l’indémodable film La bataille d’Alger (1966) de Gillo Pontecorvo (1919-2006) en présence de Yacef Saâdi qui a interprété son propre rôle “Djaâfar”. 
Il en sera ainsi selon l’énoncé “Un mois, un film”, où “le public est invité à assister à une projection de film à thème varié que nous envisageons de programmer à la fin de chaque mois”, a indiqué Yacef Zaphira. 
D’où le choix du film La bataille d’Alger, qui n’est pas fortuit, puisqu’il coïncide avec l’éternel Novembre et est “destiné avant tout aux jeunes qui vont à la rencontre de l’écrivain cinéaste Yacef Saâdi alias El-Hadi et qui commandait l’historique Zone autonome d'Alger lors de l’épopée de la bataille d'Alger (1954-1957)”, a déclaré notre interlocutrice. À propos de la sélection filmique, l’option de La bataille d’Alger s’est avérée “sortable”, eu égard à l’élan juvénile qui a pris d’assaut la Cinémathèque algérienne. 
Mieux, la séance a été aussi l’idéale opportunité, notamment pour les séniors, de revoir l’intégralité de ce film culte que les ciseaux de la censure ont spolié, notamment des images des lupanars de la Casbah d’Alger, que narre également l’écrivaine française Lucienne Favre (1894-1958) dans son livre Dans la Casbah (éd. Alternatives urbaines 2012). “En avril 1956, le FLN a décidé de proscrire la prostitution qui a engendré l’éradication de la pègre et son corollaire de proxénétisme où le regretté Hadjadj qui a incarné le personnage de Ali La Pointe (1930-1957), qui a éliminé un entremetteur près du cimetière des deux princesses Fatma et N’fiça à la z’niqa Sidi-Benali.” “C’était le challenge d’épurer la Casbah de ces souillures nées de la détresse humaine et que l’occupant français a échafaudé à dessein pour souiller l’existence des Casbadjis”, a indiqué Aït Aoudia, le président de l’association des “Amis de la rampe Louni-Arezki”. S’agissant du film, Si Mohamed Baghdadi qui a interprété l’illustre personnage Mohamed Larbi Ben M’hidi (1923-1957) a eu droit à une standing ovation pour sa réplique légendaire : “Donnez-nous vos chars et vos avions et nous vous donnerons nos couteaux et nos couffins !” Autre moment d’émotion, l’ignominieuse séquence de dynamitage de dar “La glace” au 5, rue des Abdérames, l’actuelle Lakhedar-Bessa qui a engendré l’ignoble assassinat durant la nuit du 8 au 9 octobre de Hassiba Ben Bouali (1938-1957), Omar Yacef dit P’tit Omar (1944-1957) et Mahmoud Bouhamidi (1939-1957). 
Au demeurant, le cycle de films du ciné-club “Cinétoiles” revêt aussi l’objectif de réconcilier le public avec la fréquentation de nos salles de cinéma, a déclaré Salim Aggar, le directeur de la Cinémathèque algérienne.
 

Nourreddine Louhal 



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