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Culture / Culture

Culture

Le baptême du feu


Aksel, Hamid Aksa de son vrai nom, est considéré comme l’un des précurseurs de la revendication identitaire dans les Aurès. Il est aussi le grand frère et ami de pas mal d'autres artistes (chanteurs, peintre, comédiens), à qui il a prêté main-forte dans les moments les plus difficiles. Beaucoup ont trouvé refuge à Menaâ, sa ville natale où surtout les chanteurs préfèrent séjourner. L'endroit est aussi bucolique qu’austère, mais pour l'inspiration, il n’y a pas mieux. Aksel ne fait pas exception. Les couleurs, la texture, les paysages auressiens inspirent Aksel. En fait, Hamid Aksa a consacré son album à l'architecture de la région en perdition, une sorte de cri d'alarme, car depuis que les autorités ont pris en charge les festivités de Thifsouine (la fête du printemps), l'esprit festif et kermesse créent certains problèmes, notamment le flux de visiteurs sans organisation aucune, dans des lieux fragiles. Aksel  et après des années de combat et de militantisme sort de l'ombre pour donner de la voix et c'est le cas de le dire. En effet, Hamid Aksa, qui des années durant, avait encouragé, aidé, et même financé de jeunes chanteurs et même des artistes confirmés, prend la parole et enregistre son premier disque. Cet infatigable militant, enseignant de  tamazight, n'a jamais caché son penchant pour l'art et la culture engagés. Cet engagement, il le chante haut et fort dans son premier album intitulé  Aytema Likanar (mes frères des Îles Canaris). Six titres composent cet opus et se consacrent à l'art engagé et militant, et parmi les thèmes qu’abordent les morceaux, citons le Printemps noir et fils de Tamazgha. Pour faire la part des choses, l'artiste, qui est également auteur des textes de l’album Aytema Likanar, et après des années de quête mais aussi de lutte sans repos a réussi un coup de force en concrétisant un vieux rêve, celui de lancer une maison d'édition de musique. Cet acte va permettre certainement de relancer la chanson chaouie. L'artiste ne compte pas s’arrêter à mi- chemin, un autre album est en préparation, et il sera consacré entièrement à la protection du patrimoine architecturale (le vieux Menaâ). D’ailleurs, Aksel est président d'une association pour la protection du patrimoine matériel et immatériel.


R H