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Culture

Le public boude le coup d’envoi

Le coup de starter de la septième édition du festival culturel national de la chanson raï, qu'organise annuellement le ministère de la Culture en collaboration avec la wilaya de Sidi Bel-Abbès, a été donné dans la soirée de jeudi, au stade des Trois-Frères-Amarouche, par le commissaire du festival, M. Taïbi, en présence du secrétaire général de la wilaya et des élus locaux et l'absence d'un représentant du ministère de la Culture.
Cela n'a pas été véritablement un grand succès, car c'est dans une ambiance morose qu'a débuté cette soirée inaugurale à laquelle il manquait ce côté festif qui a toujours caractérisé ce festival depuis sa création. Ainsi, il faut bien le signaler, cette entrée en la matière de la 7e édition qui s'étalera jusqu'au 24 du mois en cours a déçu de nombreux festivaliers présents, surtout en ce qui concerne la très faible affluence du public. A priori, les raisons de ces imperfections sont d'ordre organisationnel, notamment la période du déroulement du festival qui coïncide avec la Coupe du monde et la retransmission des rencontres ainsi que le volet relatif à la communication. Sur ce point, qui ne semble plus être la priorité du commissariat du festival, l'habituel point de presse précédant le coup d'envoi de chaque édition n'a pas été tenu cette année. Dès lors, les informations nécessaires autour du festival, entre autres le programme, ont été communiquées la veille aux représentants de la presse privée locale. Sur le plan artistique, la soirée inaugurale a été animée par sept chanteurs, dont le duo du groupe Raïna Raï de Sidi Bel-Abbès, à savoir Hachemi Djellouli à la batterie et le chanteur Kada, dit Zina, qui ont ouvert le bal sous la conduite du célèbre orchestre d'Amine Dahane et ont un tant soit peu égayé l'atmosphère du stade ex-Paul-André, somme toute terne, qui contraste avec le peu d'engouement du public. Tout de suite, ils ont été talonnés par le jeune chanteur Houari Abbès, qui a été plusieurs fois perturbé par les cris du public. Suivi de cheb Redouane qui a entonné cinq de ses plus belles chansons. Vint ensuite le tour de cheb Yacine, un des pionniers du festival, qui a interprété une de ses plus belles chansons Kodamayni qui a enflammé les jeunes.
La deuxième partie de la soirée a la plus animée avec la montée successive sur scène de cheba Kheira et cheb Abbès, qui ont mis le feu à la tribune. Sur les airs de leurs tubes raï, le peu de jeunes qui ont bravé le froid nocturne se sont défoulés et ont laissé leur corps onduler et leur âme voyager par les chansons rythmées et délassantes de cheba Kheira Khalat ou nabghih, Dert aliya ouahda et Nedrob habla, Dertek pour de bon et Walit solitaire de cheb Abbès.