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A la une / Culture

Akli Tadjer à “Liberté”

“Le tango est un art à part entière”

©D. R.

Dans cet entretien, l’auteur déclare sa flamme à la fameuse danse argentine et réaffirme par la même occasion la nécessité de s’ouvrir aux autres.

Liberté : L'écriture de votre dernier roman, “La Reine du Tango”, était une immersion totale dans le monde de cette danse latine, comment tout cela a commencé ?
Akli Tadjer :
Il faut remonter à loin déjà. J’étais allé voir un concert d’Astor Piazzolla, et longtemps après j’avais encore ses solos de bandonéon qui résonnaient au plus profond de moi-même. Je m’étais dit qu’un jour j’écrirai sur le tango. C’était comme une évidence. Écrire quoi ? Un essai ? Un roman ? L’essai fait appel au cerveau rationnel. Le roman au cerveau émotionnel.  Le tango, c’est l’étincelle, la flamme, le grand incendie. Il était évident qu’il fallait que j’aille vers la fiction.

L'idée de consacrer l’un de vos romans au Tango traduit un certain intérêt pour cette danse. Ce projet vous tenait-il  à-cœur depuis longtemps ?
J’aime le tango parce que ce n’est pas seulement une danse. C’est un art à part entière, une culture, un savoir-vivre. Un univers très romanesque qui charrie la nostalgie, les amours naissantes, les amours mortes, l’exil, le déracinement ; des thèmes que j’ai souvent abordés dans mes romans. Par bien des côtés, cela fait écho aux chansons kabyles que j’écoute parfois chez moi. Pour écrire La Reine du tango, j’attendais juste le déclic : que les idées se mettent en place dans ma tête, que j’aie une belle histoire à raconter, car le tango ne souffre pas la médiocrité.

Suzanne, l'héroïne du roman, est une jeune femme fragile, à cause d'une enfance malheureuse. Elle trouvera, néanmoins, son salut grâce au tango. De qui vous êtes-vous inspiré afin de créer ce personnage, du reste très attachant ?
Je me suis inspiré d’une professeure de tango qui a hérité de la passion de sa mère qui était considérée comme une “reine” du tango. Elle est née d’un père inconnu et d’une mère trop connue : c’est tout son drame. Elle donnait des cours à des couples venus apprendre à danser. Elle était seule.
Comment était-il possible que cette jeune femme qui donnait des cours de danse d’une sensualité extrême pouvait-elle  vivre seule ? Il y avait un vrai paradoxe. La vérité était qu’elle n’avait pas encore trouvé le tanguero capable de l’enflammer pour réduire sa solitude en cendres. À partir de là, elle avait tout pour être mon héroïne.

Quel est, finalement, le message à travers votre œuvre ?
Allez vers l’autre, celui qui est différent de vous. Partager et faire partager. Dire ce que l’on pense à sa manière, avec ses mots.  
Cela a l’air simple, mais tout ce qui a l’air simple demande beaucoup d’effort sur soi.

Quels sont actuellement vos projets ? Avez-vous de nouveaux livres à paraître prochainement ?
Je tiens beaucoup à participer à “L’Escale littéraire d’Alger” au Sofitel. Cette année, ce sera la quatrième édition. Je crois que ça devient un rendez-vous incontournable de la littérature algérienne.
À ce sujet, je tiens à remercier tous nos amis et partenaires sans qui cet évènement  ne serait pas possible. S’agissant de mon prochain livre, j’aimerais bien écrire sur le cinéma… En vérité, c’est dans les salles obscures qui j’ai appris les fondements de la vie.

Entretien réalisé par : Yasmine AZZOUZ


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