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A la une / Culture

Clôture de la 10e édition de la fête du tapis d’Aït Hichem

Le tapis berbère retrouve toute son authenticité ancestrale

Des tisseuses, lors de la clôture de cette 10e édition. ©Liberté/K. N. Oukaci

Pas moins de 45 participants ont pris part à l’animation des stands implantés à l’école primaire Chahid Aït-Issaad-Slimane qui a enregistré une affluence record dépassant les 3 000 visiteurs venus de toutes les régions du pays.

Le rideau est tombé, lundi dernier, sur la  10e édition de la Fête du tapis berbère qui s’est déroulée, du 17 au 21 août, au village mythique d’Aït Hichem. Organisé par l’association des femmes tisseuses pour la sauvegarde et la promotion du tapis d’Aït Hichem, dénommée Azetta, et le comité du village, ce rendez-vous annuel, le premier du genre après trois années de délocalisation vers le chef-lieu de wilaya, constitue un moyen de réappropriation d’un patrimoine ancestral cher aux yeux de toutes les femmes d’Aït Hichem et de revalorisation d’une activité féminine dans ses dimensions anthropologiques, historiques, culturelles et économiques. Pas moins de 45 participants ont pris part à l’animation des stands implantés à l’école primaire Chahid Aït-Issaad-Slimane qui a enregistré une affluence record car dépassant les 3 000 visiteurs venus de toutes les régions du pays, voire même de l’étranger, et qui ont manifesté leur joie de retrouver le village du tapis, ses maisons traditionnelles et son histoire, vieille de deux cents ans. La cérémonie de clôture a été marquée par la présence des autorités locales, en l’occurrence chef de daïra de Aïn El-Hammam et du président de l’APC d’Aït Yahia, du représentant de l’APW, des directeurs de la Chambre des métiers et de l’artisanat, de la culture, de l’artisanat et du tourisme de la wilaya de Tizi Ouzou mais aussi d’une délégation artisanale de Ghardaïa, des femmes du village et de tous les membres de l’association Azetta. La présidente de cette association, Taous Aït Ouazou, a adressé ses vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de cette fête. Tous les intervenants ont manifesté leur joie de voir la fête du tapis revenir à Aït Hichem tout en félicitant les organisatrices d’avoir réussi leur pari de faire de ce rendez-vous annuel un moment de réconciliation avec l’histoire de ce patrimoine. De son côté, Mohamed Aït Ouazou, ancien membre du comité d’organisation de la fête du tapis, très ému, dira : “L’objectif de cette fête vise la sauvegarde des valeurs traditionnelles du tapis authentique, du savoir-faire et de l’art raffiné reconnu à la femme au foyer d’Aït Hichem. Aujourd’hui, notre village sort de l’oubli grâce à la mobilisation de nos femmes qui veulent œuvrer pour que le tapis retrouve son lustre d’antan.” Le P/APC d’Aït Yahia, Djilali Benouamer, a affirmé de son côté que “la fête du tapis amorce une nouvelle dynamique car cette 10e édition doit être considérée comme l’entame d’une nouvelle ère pour le tapis d’Aït Hichem”. Pour leur part, les hôtes de Ghardaïa ont offert, en guise de cadeau, à l’association Azetta, un immense cadre symbolisant le tapis mozabite. D’autre part, l’écrivain et universitaire Ahmed Tessa a offert à l’association des femmes tisseuses d’Aït Hichem un quota de livres à écouler en leur attribuant 70 % des revenus de la vente. Les femmes tisseuses du village, à l’image de Mme Abed Benmessaoud Dahbia, nous ont fait part des difficultés de cette activité, notamment la rareté et la cherté de la matière première, la laine, mais aussi la concurrence déloyale et le manque de relève pour perpétuer ce métier à travers les générations futures. L’objectif de l’association des femmes tisseuses pour la sauvegarde et la promotion du tapis d’Aït Hichem Azetta est de mener justement un long combat pour préserver cette activité ancestrale, et ce à travers un projet d’envergure pour la formation et l’encadrement des jeunes filles afin de sauvegarder ce patrimoine millénaire qui fait la renommée et la fierté des Ath Hichem.     

KAMEL NATH OUKACI


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