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A la une / Culture

Projection du film “Mahbas” (solitaire) à la salle Maghreb d’Oran

Les relations libano-syriennes abordées avec humour

© D.R.

Une comédie fort sympathique a été présentée au dernier jour du Fiofa dans la catégorie long métrage en compétition officielle. Projeté au Maghreb d’Oran, dans l’après-midi de dimanche, le film jordanien Mahbas (solitaire) de la réalisatrice libanaise Sophie Botrous a provoqué l’euphorie générale dans la salle. Sortie en 2016, cette fiction met en scène une famille libanaise qui se prépare aux fiançailles de sa fille. Mais l’enthousiasme et le bonheur de Thérèse (maman de Ghada, la fiancée) part en éclats quand celle-ci découvre que le futur mari (Samer) est d’origine syrienne. Les raisons de ce désenchantement : le petit frère de Thérèse a été tué 20 ans plus tôt d’une bombe en Syrie. Obsédée par la mort de son frère, la maman met tout en place pour briser le couple.
Alors, plusieurs situations aussi loufoques les unes que les autres sont provoquées tout au long de cette journée : Marwan, l’ami d’enfance de Ghada, débarque à l’improviste, bagarre entre voisins… Cette œuvre a été également rehaussée par les personnages (les comédiens étaient au top) et un scénario bien ficelé. On retrouve, notamment, la voisine complètement “barge” et excentrique, aussi la maman de Samer, une femme bourgeoise qui a du mal à accepter ce mariage, car ils n’appartiennent pas à la même classe sociale.
Outre le côté comique, la réalisatrice évoque à travers cette “alliance” (se référant à la bague de mariage) la rancœur et les blessures nées de cette guerre, ainsi que les préjugés qui perdurent depuis des décennies. Abordant ce sujet sensible avec humour, Sophie Botrous questionne sur ces relations, tout en appelant à la solidarité et à l’acceptation à travers ce mariage mixte. Une jolie œuvre qui se regarde avec sourire et légèreté mêlés à un grand soupçon d’humanité.  Cette dernière journée du Fiofa a également été ponctuée de la projection d’une dizaine de films courts à la cinémathèque de la ville et du film Le père, du Syrien Basil El-Khatib.

 


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