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A la une / Culture

“Quand la pierre a soif, elle va à la mer”, de Rouache Belkacem

L’homme qui s’inspire des “chants des sirènes”

© D.R.

Nous avons croisé ce jour d’été de l’an 2012 le poète Rouache Belkacem “dans la foule” de la promenade d’Azeffoun, où il s’ingéniait à ensemencer sa semence d’écrivain dans l’esprit d’une grappe de jeunes talents qu’il voulait familiariser à l’abécédaire de l’écriture de scénarios. C’était lors de la seconde résidence d’initiation à l’écriture scénaristique qui s’était tenue à la Maison de culture de l’antique Ruzurus du 28 juin au 7 juillet, dans le cadre du Fcnafa (Festival culturel national du film amazigh). D’ailleurs, nous avons tant appris avec le barde Rouache Belkacem, notamment, la formule qui éclairait les pas de l’apprenti sur l’itinéraire de l’écriture de l’intrigue et de la trame, soit le jour où tout bascule ! Et au cours de l’entracte du Soleil du midi, Rouache Belkacem parlait de poésie “à la hauteur de mes impasses” à la Casbah d’Alger ! Celle de Dellys aussi, dont “le ressac” de l’horizon bleu habite le regard du poète ! Dellys, ce village de pêcheurs élevés, certes, à la dure, mais dont la rudesse des visages est trempée dans les délices de l’art culinaire des produits de la mer, que l’aède déclame avec la douceur et la force d’aimer que lui avait inoculé sa maman. De temps à autre, l’enfant de la mer brise “le silence” de “midi bleu” et s’émancipe loin de la “solitude” de “sa fiancée marine” au teint d’un panorama bleu azur. Il s’enchaînait ainsi à la “beauté” d’autres horizons, où poussent le rameau de l’olivier, ce symbole de paix du “laboureur d’angoisse” et la gerbe d’épis d’or, l’autre emblème de prospérité chez les “hommes des terres brûlantes” du Sahara, de nos Hauts-Plateaux. Alors, pour échapper à “l’assommoir” des “orchestrateurs” d’opinions, le poète trempe ainsi sa plume dans le “miroir” de la “déchirure” des petites gens pour offrir à ses lecteurs “la voix” du “chant en sang”. Poète d’essence, Rouache Belkacem est en quête au “fil des années”, du “mirage” de “Hayat” ! Cette “adolescente” qu’évoque l’Algérie qui s’était vidée de la sève juvénile de Katia Bengana en ce funeste jour du 29 février 1994 ainsi que de ces harraga “partis pour mieux revenir” un jour “dans un asile chez soi”, où “les coquelicots nous retiennent”. L’auteur s’incruste d’une façon “furtive” à l’aide de sa mine de crayons, qu’il laisse rouler en roue libre pour qu’au “bout de la nuit” l’ombre se dissipera au soleil qui se lèvera tôt ou tard sur l’aube de Ghaza.
Autant d’atouts de séduction pour convaincre à la lecture du recueil de poésie Quand la pierre a soif, elle va à la mer, préfacé par Véronique Perriol et publié aux éditions Enag.


Louhal Noureddine


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