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A la une / Culture

14e édition d’“Andaloussiate El-Djazaïr”

Lila Borsali et l’association des beaux-arts d’Alger ouvrent les festivités

Lila Borsali lors de l’ouverture. © D.R.

Composé d’une trentaine de musiciens, l’orchestre de l’association a assuré la première partie de la soirée, avant de laisser place à Lila Borsali, qui a repris nouba dhil, qu’elle avait présentée lors de son premier spectacle algérois, il y a 7 ans.

Le coup d’envoi de la 14e édition du Festival de musique andalouse Andaloussiate El-Djazaïr, organisé par l’établissement Arts et Culture, a été donné, avant-hier, à la salle Ibn Khaldoun avec les prestations de Lila Borsali et l’association des beaux-arts d’Alger. Entre hawzi, nouba et aâroubi, le public a redécouvert leurs répertoires durant près de 3 heures. Abdelhadi Boukoura, chef d’orchestre de l’association, l’une des plus anciennes de la capitale, donnera le la de la soirée, accompagné de 32 jeunes musiciens maniant kanoun, violon et autres oud. Tour à tour, et pendant près de deux heures, ces interprètes et musiciens réserveront aux spectateurs de très belles reprises d’andalou, à l’instar d’un jeune chanteur avec sa kouitra et sa voix mélodieuse qui enchantera le public. Le deuxième morceau, précédé des applaudissements de l’assistance, a été interprété par une jeune femme à la voix puissante. Malgré le problème d’orientation de son micro qui se posera à maintes reprises, elle portera sa nouba à bout de bras et de quelle manière ! Ce sera ensuite au tour d’une autre élève d’exhiber l’étendue de son talent, avec le morceau Ahl El-kiram. Dès les premières notes, le public bat la mesure pour accompagner cette voix qui marque le cœur et l’esprit. Après cette première assurée impeccablement par l’association des beaux-arts, Fodil Hammouche, représentant de l’établissement Arts et Culture, après avoir remis une distinction honorifique au maestro Boukoura, invitera la jeune Mounia Chekar à se produire sur cette même scène. “Mounia Chekar est une découverte pour moi”, lancera-t-il.
Après une vingtaine de minutes, Lila Borsali se présente enfin sur scène dans un karakou blanc et bleu, sous de longs applaudissements du public. Avant d’entamer son concert, elle rendra hommage à l’association des beaux-arts d’Alger, qui lui avait “ouvert ses portes, il y a 8 ans lors de son arrivée en Algérie”. “Je tiens à remercier son chef d’orchestre Abdelhadi Boukoura”, dira-t-elle. Et de poursuivre : “Il a été à l’origine de mon premier album. Je n’ai jamais eu vraiment l’occasion de le remercier en public. C’est grâce à lui que j’ai eu ce point de départ que je n’avais jamais imaginé finalement.” Concernant le thème de sa nouba, elle dira, toujours en rapport avec cette association : “Je vais réinterpréter le même mçaddar que j’avais présenté, il y a 7 ans dans ce même festival, avec cette même association qui est passée tout à l’heure avant moi.”  Accompagné de l’orchestre composé de musiciens tlemcéniens et algérois, Layali essouûd, le mçaddar de cette nouba dhil, sera repris par une Lila Borsali tout en élégance et légèreté. Qad kountou khatir, un btayhi langoureux et entêtant, sera suivi du derj Ya men baâni. Bi ghayri sabab, Ma saba aqli seront pour leur part entamés par un orchestre dynamique et efficace. De sa voix cristalline et chaude à la fois, elle enchante le public avec cette nouba qui tient, et cela se voit, une importante place dans son cœur. Pour le dernier morceau de la soirée enfin, elle réservera une petite surprise aux présents, en dévoilant son nouveau titre Hbib el kalb manensak, un titre jamais chanté sur scène, et que les spectateurs accompagneront de leurs applaudissements, jusqu’à la toute fin du concert. À noter que cette 14e édition se poursuivra jusqu’au 23 septembre, à partir de 19h, à la salle Ibn Khaldoun.


Yasmine Azzouz

 


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