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A la une / Culture

Rentrée littéraire 2017/2018

Outre le livre scolaire, qu’en est-il du livre tout court ?

L’activité livresque gagnerait à être renforcée par des initiatives régionales, l’ouverture d’espaces de rencontres entre auteurs et lecteurs, l’invitation d’auteurs dans les écoles, l’organisation d’ateliers de lecture et d’écriture, des séances de lecture à voix haute, des émissions culturelles…

De tout temps et un peu partout, chaque période estivale associée à de longues vacances et du repos pour certains prend fin la dernière semaine du mois d’août, et en septembre commence alors une activité effrénée et une rentrée sociale pleine d’entrain et de dynamisme. Et qui dit rentrée sociale devrait dire aussi “rentrée littéraire” avec des noms d’auteurs connus ou à découvrir, de nouveaux titres, de belles feuilles publiées çà et là dans les journaux, des prix littéraires en préparation, des mini-salons de livres régionaux à l’horizon, des listes de nominés aux prix proposés, un avant-goût du futur salon international de l’année… En somme, une activité littéraire normale. Mais qu’en est-il de notre rentrée littéraire en Algérie ? La sempiternelle question qui revient chaque année pour éventuellement secouer les consciences et rétablir les normes ne semble pas préoccuper outre mesure et demeure peine perdue. La seule activité “livresque” qui intéresse en ce moment est celle du livre scolaire avec cette exposition qui se tient du 5 au 12 septembre à l’esplanade de Riadh El-Feth à Alger, où les parents d’élèves accourent tous les jours de partout en quête de ces précieux livres exigés à l’école pour la rentrée, mais souvent non disponibles ou nécessitant des interventions pour les obtenir. Et ces malheureux parents qui se demandent : “Pourquoi n’a-t-on pas laissé les choses se faire comme avant, c'est-à-dire distribuer les livres aux établissements scolaires qui se chargeraient de leur distribution dans une organisation comptable qui se faisait le plus normalement du monde il y a de cela quelques années ?”
Et la question reste posée… Quant à l’activité littéraire en question ici, elle semble superflue tant le livre et la lecture ont disparu de nos mœurs. Pourtant, comme le dit si bien la jeune auteure Kaouther Adimi : “Je pense sincèrement que la lecture peut changer la vie de quelqu’un. Mon roman est une ode à cette idée.” Et ce roman en question c’est Nos richesses publiés aux éditions le Seuil en France et Barzakh en Algérie. Un roman qui renvoie à la belle histoire humaine et professionnelle de l’éditeur Edmond Charlot, écrit par cette plume prometteuse au talent incontestable, qui se voit, cette année encore, nominée à deux prestigieux prix en France. Mais qu’en est-il de l’Algérie ? Qui va sortir quoi et quel prix se prépare ? Qui s’en soucie et comment faire renaître ce goût de la lecture chez nos enfants et nos citoyens ? Que devient le Feliv (Festival de la littérature et du livre jeunesse) ? Certes, çà et là dans certaines villes ont été échafaudées ces jours-ci dans la précipitation des tentes abritant pêle-mêle des livres scolaires et parascolaires qui, bien souvent, ne répondent pas à l’attente, mais cette activité est bien plus importante que ce bricolage à la sauvette. Professionnaliser l’activité devient capital pour la survie du livre, la sauvegarde de la lecture et le devenir du métier d’éditeur. Tous les yeux restent braqués, comme chaque année, sur le prochain Sila (Salon international du livre d’Alger), seule activité importante qui draine du monde sans pour autant améliorer la situation du livre ; il aura lieu du 26 octobre au 4 novembre 2017. D’ici là, l’activité livresque gagnerait à être renforcée par des initiatives régionales, l’ouverture d’espaces de rencontres entre auteurs et lecteurs, l’invitation d’auteurs dans les écoles, l’organisation d’ateliers de lecture et d’écriture, des séances de lecture à voix haute, des émissions culturelles…

Samira Bendris-Oulebsir


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