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A la une / Culture

Le théâtre algérien et son public

Pour renouer avec les habitudes d’antan...

C’est les vacances, et les activités culturelles devraient battre leur plein, aussi bien à Alger que partout sur le riche et vaste territoire national. Parmi elles, le théâtre devrait être l’une des activités phares des instances concernées. Ce théâtre comme espace, comme lieu, mais aussi comme “art” d’expression par excellence. Les Algériens interrogés sur la question ont des avis complètement disproportionnés entre ceux d’hier, qui se rappellent la belle période où ils fréquentaient, en famille, salles de cinéma et de théâtre, et ceux d’aujourd’hui qui n’y connaissent pas grand-chose et qui ne se soucient nullement de connaître tant cela n’a pas été ancré dans leur quotidien “culturel”. Mais peut-on parler d’un quotidien culturel devant ce marasme qui touche le citoyen algérien de plein fouet ?
Rencontré devant le beau bâtiment du TNA, un homme d’un certain âge qui venait d’en sortir disait : “Ya hasrah âla le théâtre d’antan ! Où sont les pièces des années 80 au temps du Festival national du théâtre professionnel ? Où est Alloula et son Ladjouad ? El-Djalssa marfou’a de Mohamed Bakhti ? Hafila Tassir, Ghabou lefkar, Khobza, Allel Danger, Def el-ghoul wel bendir… ?” Et il nous en raconta un bon bout sur cette histoire du théâtre et de son déclin. Il avait l’air nostalgique, un peu triste, mais ne perdait pas espoir de voir un jour cet art émerger de nouveau car, nous dit-il : “Nos jeunes d’aujourd’hui ont beaucoup de talent et de potentiel ; ils ont beaucoup à dire et peuvent bien faire si on les encadre comme il se doit en choisissant les personnes compétentes pour cela. La formation est très importante, et la liberté de s’exprimer aussi. Dire ce qui fait mal aide à soigner la société.” Cet homme semblait être du domaine, mais il n’a pas voulu dévoiler son identité. Serait-il de ces “professionnels” marginalisés ? Ou est-il tout simplement un citoyen lambda, tout comme il y en avait beaucoup à cette époque où l’activité culturelle et les sorties en famille faisaient partie du quotidien algérien ? Toujours est-il que le TNA Mahieddine-Bachtarzi tente de renouer avec ses activités en multipliant les initiatives et en ouvrant ses portes à diverses actions culturelles, comme il tente de sortir de ses murs pour aller à la rencontre de son public, notamment à travers cette exposition qui se déroule actuellement à la galerie Ezzou’Art (centre commercial de Bab Ezzouar) pour, lit-on, “créer un espace d’échanges et de rencontres durant toute la période de l’exposition, du 8 juillet au 3 août 2017”, car “l’art dramatique est un miroir social, un reflet de la société et son expression par excellence. Il est aussi un outil de développement social. Conscient de cette corrélation entre le quatrième art et la société, le Théâtre national algérien, en tant qu’institution de socialisation, adopte une communication de proximité lui permettant de vivre auprès de son environnement, d’où cette exposition et le choix du centre commercial de Bab Ezzouar”. Louable initiative et belle tentative de renouer avec son public qui semble aujourd’hui s’en être détourné, mais encore une fois, à qui la faute ? Retourner à la source du problème pour éradiquer le fléau et rendre au citoyen sa joie de vivre aussi bien dans les salles que dans la rue, l’espace de tous les jours…


Samira Bendris-Oulebsir


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