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A la une / Culture

“Les Noces de Figaro” à l’Opéra d’Alger

Un spectacle universel parsemé d’un humour à l’algérienne

Une scène de l’Opéra. ©D. R.

Sous la baguette du maestro algérien Amine Kouider, avec la mise en scène originale de l’artiste français Olivier Tousis, le public a découvert les 15 et 16 mai, une version originale de l’une des plus belles œuvres de l’artiste allemand Wolfgang Amadeus Mozart.

Un opéra ne peut s’appeler “Opéra” que si un spectacle d’opéra s’y joue. Et ce fut le cas de l’Opéra d’Alger en ces deux somptueuses soirées du 15 et 16 mai 2017. Ainsi, bien que cette belle salle de spectacles, “joyau architectural” comme le qualifieraient certains, ait abrité déjà de nombreux rendez-vous culturels, sa véritable vocation n’a été mise en évidence que lors de cette interprétation fabuleuse de l’universel Noces de Figaro, du grand artiste allemand Wolfgang Amadeus Mozart, un opéra buffa, sur un livret en italien de Lorenzo da Ponte, inspiré de la comédie de Beaumarchais Le mariage de Figaro. Durant quatre actes s’étalant sur plus de deux heures de scène, les spectateurs, ravis de cette transposition, ont séjourné dans un château du XVIIIe  siècle, côtoyant ainsi la vie du comte et de la comtesse Almaviva, entourés de Figaro (valet de chambre), Susanna (fiancée de Figaro), Cherubino, Marcellina, Bartolo, Basilio, Don Curzio, Antonio et Barberina, “algérianisés” pour la circonstance.
Sous la baguette du maestro algérien Amine Kouider, avec la mise en scène originale de l’artiste français Olivier Tousis (également acteur sur scène), et la participation d’une panoplie de musiciens et interprètes de différentes nationalités, (Malgaches, Marocains, Français, Russes, Belges, Américains, Algériens) et de nos talentueux solistes de l’Institut de musique : Ibtissem Amrane, Anissa Hadjersi, Hadj Aïssa Amara, Asma Maouche, Zohir Mazari et Adel Brahim - destinés à une brillante carrière artistique pour peu qu’on leur donne la chance de les accompagner, les produire et leur permettre de montrer leur talent qui peut égaler et pourquoi pas dépasser celui de beaucoup d’artistes étrangers. Les périples de ce couple d’immortels ont connu une nouvelle vie en Algérie ; une belle saga romantique où s’entrecroisent amour, jalousie, malice et intrigue, reprise ingénieusement par un groupe d’artistes qui l’ont parsemée d’une touche d’originalité singulière qui a été une première, et d’un humour à l’Algérienne où au français et à l’italien se mêle le parler algérien, prononcé avec une belle intonation de voix qui en a fait sourire plus d’un, pour dire : chkoun (qui), wine (où), habibi (mon chéri), ya yemma (oh, maman), ya rabbi (mon Dieu), chaytan (diable)… Des emprunts à l’arabe qui ont fait rire l’assistance touchée par une telle marque de considération pour leur langue. Une belle ambiance a donc été vécue à l’Opéra Boualem-Bessaih d’Alger à l’occasion de ces deux spectacles, où la scène fut brillamment envahie par de talentueux interprètes qui ont donné goût aux nombreux présents – dont beaucoup d’enfants qui accompagnaient leurs parents-  à un art universel de qualité où l’Algérie, par le biais de ses artistes, avait beaucoup à donner. Faisant partie de la culture dans toute sa grandeur et sa diversité, l’opéra, tout comme le théâtre, le cinéma ou la musique, est un apprentissage continu et un combat collectif pour sortir le pays de sa léthargie en multipliant de tels espaces de rencontres qui ne peuvent qu’être bénéfiques au citoyen lambda après une dure journée de travail ou une longue semaine de labeur et d’encombrements routiers. Et comme le dit si bien Romain Rolland : “L’art est la source de vie ; il est l’esprit de progrès, il donne à l’âme le plus précieux des biens : la liberté ; et nul n’en jouit plus que l’artiste”, alors soyons tous artistes pour jouir de cette liberté si chère à nos cœurs meurtris…

Samira Bendris-Oulebsir


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