A la une / Culture

Ouiza Achab, Lila Faci et Fatiha Ladjal exposent à la galerie Aïcha-Haddad

Un trio de dames pour un “Arc et toiles”

œuvres de l’artiste Ouiza Achab. © Louhal/Liberté.

Se voulant femmes-savantes sur les lignes sinueuses de l’éclat et de l’esthétique, Ouiza Achab, Lila Faci et Fatiha Ladjal convient ainsi le visiteur au seuil du rêve qu’elles ont intitulé “Arc et toiles”, où il est loisible au féru de l’art d’admirer l’embryon du gracieux, à l’aide d’un recueil de tableaux qui illustrent des sujets existentiels de notre société.

L’été s’oppose à l’automne qui veut prendre sa place ! Mais l’automne ne l’entend pas de cette oreille, et compte bien honorer dame nature de l’ensorcelante couleur de ses arbres aux ramures cuivrées et de ses feuilles dorées qu’il étale à la galerie Aïcha-Haddad. Et, feignant d’ignorer la ritournelle automnale Les feuilles mortes se ramassent à la pelle (poème de Jacques Prévert 1945), le trio d’artistes peintres, les  dames Ouiza Achab, Lila Faci et Fatiha Ladjal rajeunissent de plus belle le  feuillage de la “Forêt du bonheur” à l’aide de nuances qu’exhalent les couleurs de la marguerite, cette âme du “Printemps” et peignent les troncs d’arbres au ton friand de chocolat. Non ! Qu’il y ait “Confusion” dans l’almanach des saisons ou qu’elles rebutent “L’exode” froid de l’automne, mais elles ont à cœur d’embellir “La prison des rêves” afin d’accueillir “Le Papillon” qui rythme de ces ailes le chant de la liberté “Entre ciel et terre”.
Se voulant femmes-savantes sur les lignes sinueuses de l’éclat et de l’esthétique, Ouiza Achab, Lila Faci et Fatiha Ladjal convient ainsi le visiteur au seuil du rêve qu’elles ont intitulé “Arc et toiles”, où il est loisible au féru de l’art d’admirer l’embryon du gracieux, à l’aide d’un recueil de tableaux qui illustre des sujets existentiels de notre société. D’un élan généreux, le trio d’artistes peintres compte bien laisser du temps à l’“été” et proroger pourquoi pas ? Les vacances de “Yiddir” et “Zaïna” pour qu’ils gambadent dans l’éblouissante gelée matinale d’un “Paysage” de Béni Yenni, d’où est originaire Ouiza Achab que nous avons rencontrée lors de notre passage à la galerie. Dessinatrice dans l’âme, donc autodidacte, notre interlocutrice a fait ses premiers pas à l’école de l’expressionisme, où elle a enluminé son talent de l’enseignement de beausaristes. Et depuis, Ouiza Achab adule le thème de la femme, qui est source de vie, de paix mais aussi de l’“Espérance” dans l’univers de la “Tourmente”. Identique dans l’“Envol” du “Condor” et aussi belle que la colombe, la “Danseuse” aux joues rouges grenade s’incruste par la “Porte dérobée” pour opposer à la “Rumeur” le rameau de l’olivier de paix. Généreuses jusqu’à la houppe de leurs pinceaux, le trio d’artistes peintres enseignent ainsi le beau sur le “Dur chemin” de l’école, où elles lèveront un jour ou l’autre le voile de l’“Oppression” obscurantiste sur l’univers merveilleux de l’enfance. Étant un tantinet, pionnières sur le sentier de l’art, ces dames sont allées ainsi d’Ezzou’Art jusqu’à la ville des Genêts, où elles avaient coloré la galerie d’art de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de l’empreinte féminine qu’elles avaient léguées aux férus de l’art, a-t-on su de notre interlocutrice. Alors, allez-y sentir la belle saison jusqu’au 8 octobre.  


Louhal Noureddine