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Il a été élaboré par un collectif d’écrivains, de journalistes et d’amoureux de la capitale algérienne

“Uncommon Alger”, un nouveau regard sur la ville antique

©D. R.

Après avoir dédié des guides aux villes de Londres, Stokholm, ou encore Le Caire, les éditions Amador consacrent leur dernier-né à la ville d’Alger, ses secrets, et sa beauté.
Uncommon Alger, avec ses 224 pages, est une véritable mine d’or pour tous les amoureux d’Alger la Blanche, sa citadelle, ses quartiers populaires, ses lieux mythiques comme La Casbah, son port, ou encore ses mosquées.
Ainsi, c’est un véritable voyage sensoriel et émotionnel qui est proposé au lecteur, qui “découvrira la ville aux milles escaliers, en descendant dans l’histoire à la rencontre de la Bataille d’Alger dans le récit d’un enfant, remontrera les versants d’une ville façonnée par des architectes, les uns andalous, les autres résolument haussmanniens”.
 Pour élaborer ce travail minutieux, qui revient non seulement sur la vie et  l’effervescence dans la capitale, mais aussi sur son passé, lointain ou récent, plusieurs auteurs, écrivains et artistes ont pris leurs plumes pour raconter, à travers les quatre chapitres que compte le livre,  leur enfance et leurs souvenir  dans la ville. Après une épigraphe rendant un bel hommage à Kateb Yacine, qui écrivait : “Mon Dieu, c’est la peur, c’est la ville, c’est l’âge-Misère, c’est la première fois que je suis à Alger, tant pis, j’y reviendrai”, c’est l’auteur et journaliste Mouloud Achour, qui ouvre le bal des petites anecdotes, confessions et autres réminiscences, en relatant la joie qu’il ressentait lorsque sa famille s’apprêtait à “descendre à Alger”. L’auteur raconte aussi, comment, à son arrivée à Alger, il mit pour la première fois les pieds dans une automobile, une sensation pas trop rassurante pour le jeune Mouloud, âgé alors de dix ans seulement, suivi de ce qu’il appelle “le baptême de l’ascenseur”, au-dessus du boulevard Carnot, actuel Zighout-Youcef.
À son tour, Ameziane Ferhani, auteur et confrère du quotidien El Watan, revient sur un souvenir qui le marquera à vie, celui du Festival culturel panafricain ou “Panaf”, organisé du 21 au 27 juillet 1969 à Alger, où un brassage culturel, idéologique et humain eut lieu : “Toute l’Afrique était là dans son extraordinaire diversité, en remontant de Cape Town jusqu’à Alger et en traversant le continent de Dakar au Golfe d’Aden”, se remémore tendrement le journaliste.
Quelques légendes de divers domaines sont ici célébrées, comme Rabah Madjer, à travers son ami et journaliste, Redouane Bendali, qui évoque les débuts de celui qui deviendra l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football africain. La première partie du dernier chapitre intitulée “Rediriger” est écrite par le journaliste Chawki Amari, qui nous relate, à la manière d’un journal de bord, le quotidien trépidant de la ville.

Uncommon Alger, Amador éditions, 224 pages, 2016.

Y. A.


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