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A la une / Culture

Ciné-Underground DZ (#LibertéVENDREDI)

Une femme, un taxi, et un débat de société (Vidéo)

Rédaction Numérique de "Liberté"/©D.R.

Dans le cadre du programme Université pour tous, un documentaire-débat a été organisé jeudi, en fin de journée, au niveau des Glycines (Alger). La projection programmée concernait le court-métrage (52 minutes) de Belkacem Hadjadj :"Une femme taxi à Sidi Bel-Abbès". L'occasion pour la critique de cinéma, Latifa Lafer, d'animer un vif ,et intéressant, débat avec les cinéphiles présents dans la salle. Outre l'aspect "original" du sujet, une "femme taxi" travaillant au milieu des hommes, l'aspect sociétal de l'époque a été "épluché". Le film est sorti en 2000, et le tournage a été effectué entre 1998 et 1999. A partir du portrait d'une veuve (avec trois enfants) obligée de travailler Belkacem Hadjadj est allé plonger dans le monde des femmes d'une commune (Telagh, à une cinquantaine de kilomètres de Sidi Bel-Abbès). Une immersion qui a permis de connaître (pour ceux qui n'avaient pas connus la période), ou de rappeler, le combat "invisible", et muet, de plusieurs travailleuses face à l'archaïsme d'une société et face au terrorisme. Grâce à la femme taxi, et à son réseau, le documentaire a été l'occasion de rendre hommage aux 11 enseignantes assassinées ( Kheïra,  HafidaAmina, Aziza, Rachida, Zohra, Fatima, Sahmadia, Naïma, Kheïra et Sahnounia) en 1997 par des terroristes du côté de Aïn Adden, près de la daïra de Sfisef (wilaya de Sidi Bel-Abbès).  Le passage par l'école des défuntes était un rendez-vous avec l'émotion et les larmes. D'ailleurs le personnage principal du documentaire, en l'occurrence la femme-taxi, en a versé à deux reprises durant les 52 minutes. La seconde fois, c'était en signe de détresse devant le poids des rumeurs.

Réalisation: Salim KOUDIL/Rédaction Numérique de "Liberté"

Dénonciation de l'archaïsme...

Latifa Lafer a  rappelé le "profil" de Belkacem Hadjadj dans "sa dénonciation des archaïsmes de la société" algérienne. La critique de cinéma est ainsi revenue sur deux oeuvres connues du cinéaste. , Machahou (1994) et Fatma N'soumeur (2014). Deux films que, visiblement, elle connait bien. "Quand on voit "Machahou", c'est un film qui est axé sur l'archaïsme" alors que pour l'autre film, Latifa Lafer revient sur une scène précise "le moment marquant du film, quand Fatma N'soumeur prend la parole dans une mosquée pour dire aux hommes que vous avez fait régresser le droit des femmes dans cette société (...) Je pense que Belkacem Hadjadj a choisi d'aller sur ce thème là dans ce documentaire, dans la dénonciation de l'archaïsme". Le poids de la société et la décennie noire ont été, en conclusion du débat,les deux principaux aspects de "Une femme taxi à Sidi Bel-Abbès". Toutefois une question posée ce jeudi est restée sans réponse: "Est ce que le réalisateur a utilisé le terrorisme pour dénoncer la situation de la femme, ou c'est plutôt l'inverse?". 

Salim KOUDIL

@SalimKoudil

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