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Culture / Culture

Jusqu’au 15 septembre, au musée du Bardo d’Alger, exposition “Al-Tibak”

Une quinzaine d'artistes algériens et étrangers au rendez-vous


L'exposition collective Al-Tibak, inaugurée au Musée national du Bardo à Alger, a regroupé pour sa 3e édition les œuvres d'une quinzaine d'artistes contemporains, Algériens et étrangers. Organisée par le collectif Asswad, l'exposition comprend une trentaine de tableaux, pour la plupart inédits, entre graffitis, photographies artistiques et des peintures, réalisés par des artistes contemporains d'Algérie, d'Italie, d'Allemagne, de Taiwan et d'Espagne. Les thèmes sont riches et divers, dont certains sont d'actualité, comme le phénomène “harraga” (émigration clandestine), exprimés par des styles différents allant des prises de vue spontanées jusqu'à l'abstrait et l'expressionnisme. “L'exposition est une réflexion sur l'art et l'imagination créatrice. L'objectif recherché à travers cette manifestation collective est de saisir de façon particulière et intuitive la réalité sociale par l'art”, a expliqué Mazia Djaballah, membre du collectif Asswad. Elle a ajouté que cette initiative consistait à instaurer, outre un rapprochement culturel entre les pays, une interface entre l'art et la société grâce aux manifestations artistiques. Présent à cette exposition, le graphiste et designer, Amine Aitouche (alias Sneak), a présenté cinq toiles dans lesquelles il explore son “subconscient” et fait découvrir au public ses fresques empreintes d'expressionnisme. “À travers mes œuvres où j'imprime un certain état d'âme, je veux introduire l'art urbain, peu considéré en Algérie et ailleurs, à la galerie. Le graffiti est surtout un art calligraphique et esthétique. Sur les murs, dans la rue ou dans la galerie, cet art a sa place parmi les autres”, a-t-il soutenu. L’artiste peintre Safia Amara, quant à elle, a marqué le public par une photographie intemporelle très saisissante sur laquelle le visiteur aperçoit une chaise vide et une lampe allumée au milieu d'un champ déserté. Le peintre espagnol, Albert Coma Bau a également agrémenté la salle du Musée du Bardo par ses fresques qui regorgent d'expressionnisme. “J'œuvre, à travers la peinture, à briser les frontières dressées dans notre imaginaire. Une fois que nous nous débarrassons des bornes dans nos esprits, il n’y aura aucune frontière, et nous serons proches les uns des autres”, a-t-il noté. L'exposition Al-Tibak se poursuivra jusqu'au 15 septembre au Musée national du Bardo à Alger. L'entrée au grand public est gratuite.


APS



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