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Culture / Culture

La manifestation était dédiée à sa mémoire

Vibrant hommage au cinéaste Chérif Aggoune

Des proches de Chérif Aggoune. © Tighilt / Liberté

“C’était un passionné de l’œuvre inachevée qui ne parlait jamais de ses œuvres.” Cette phrase revenait sans cesse sur les lèvres des proches et des amis du cinéaste Chérif Aggoune, auquel un vibrant hommage vient d’être rendu à l’occasion du festival du théâtre et du cinéma qui s’est déroulé du 10 au 12 janvier à Yakouren, dans la wilaya de Tizi Ouzou. 

“Ce premier festival de Yakouren coïncide extraordinairement avec la date anniversaire de Chérif, le 10 janvier. C’est déjà une symbolique forte. Je trouve aussi l’initiative très louable car elle réalise ce que mon frère a toujours souhaité, en l’occurrence faire profiter, un peu partout en Kabylie, les jeunes des stages et des formations afin que cette frange réapprenne à aimer le cinéma”, a témoigné, lors de cet hommage, son jeune frère Abdallah Aggoune. 
“Mon frère avait toujours dit que les rencontres cinématographiques et théâtrales sont bénéfiques et merveilleuses pour les jeunes, cela leur permet, disait-il, de ressentir cet amour pour la création, et ce festival est un plus pour ces jeunes et pour la région de Yakouren”, a-t-il encore ajouté. Ce dernier a également saisi ce moment dédié à la mémoire de son frère pour parler de l’une des œuvres qui n’a pas encore été diffusée. Il s’agit, a-t-il déclaré, d’un téléfilm intitulé Le Jardin des rêves, réalisé en 2015 à Annaba. “Le film est terminé depuis septembre 2015, mais il n’est pas encore diffusé à la télévision. C’était un scénario du producteur Mohamed Stiti et réalisé par mon défunt frère Chérif. Je pense qu’il faut signaler ce film qui n’a pas encore vu le jour suite à un problème de son producteur”, a indiqué Abdallah Aggoune. Pour sa part, l’anthropologue Yacine Si Ahmed a surtout mis l’accent sur les qualités de Chérif Aggoune. 
“Il était grand par sa modestie. Il était humble et digne. Il ne parlait jamais de sa personne. D’une manière artistique,  cinématographique et esthétique, Chérif était même le premier réalisateur de film amazigh, ce qu’il n’a jamais dit”, a-t-il témoigné. L’artiste peintre Arezki Larbi se souvient, quant à lui, d’un ami qui “n’avait pas eu les moyens qu’il voulait dans son domaine”. 
“Les discussions avec lui finissent toujours par être chaudes, mais cela n’aboutit jamais à la rupture. Sur le plan professionnel, il était une personne qui travaillait minutieusement. Il avait aussi des travaux qu’on ne connaît pas, dont des films qui ne sont pas diffusés, et des projets, comme celui de réaliser une pièce de théâtre à partir d’anciennes chansons kabyles qu’il aimait écouter”, a-t-il déclaré. 
 

 Kouceila TIGHILT



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