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A la une / Des Gens et des Faits

17e partie

À tout jamais…

© Dessin/Ali Kebir.

Résumé : Kamélia passe un agréable moment en compagnie d’Idir qui fait la conversation pour deux. Elle aurait aimé que Riad la voie en si bonne compagnie. Le temps de fermer et de rouvrir les yeux, il est là, à la place d’Idir. 

-Dis-moi en face les choses que tu m’as écrites. Tu as cessé de m’aimer parce que je suis sérieuse ? Parce que je veux du concret entre nous ? J’étais convaincue de ton amour. Comme j’ai été naïve. 
Ses paupières se gonflent de larmes et glissent sur ses joues. Il ne reste plus rien de la jeune femme enjouée. Elle sent que quelqu’un lui prend son verre. Quand elle se tourne, elle en reste bouche bée et manque de s’évanouir en trouvant Idir près d’elle. Elle se cache le visage pour pleurer et se confond en excuses. Pendant un moment, elle a cru que c’est Riad qui se tenait en face d’elle. 
-Je m’excuse. Je suis désolée, s’entend-elle dire. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. 
-Allez. Remettez-vous, dit-il d’une voix grave et douce.
-Mon Dieu, quelle honte !, murmure-t-elle tout en saisissant le mouchoir qu’il lui tend si gentiment. 
-Ne vous inquiétez pas. Personne ne nous regarde. Tout le monde est occupé à manger, la rassure-t-il. Je vais régler l’addition et je vous raccompagne. 
Il revient quelques minutes plus tard et l’aide à enfiler sa veste. La main sur son bras, il la conduit jusqu’à un taxi. Il ne pleut plus, mais il fait frais. La fraîcheur finit de la tirer de sa torpeur. 
Idir parle au taxieur avant de lui ouvrir la portière. Kamélia monte et lui sourit.
-Merci pour cette soirée. Bonne nuit. 
-Ah non ! Il n’est pas question que vous partiez seule. Je vous raccompagne chez vous, dit-il avant de monter à l’avant. Votre adresse précise, s’il vous plaît. 
Elle lui donne l’adresse et lui explique par quelle route passer. Il fait nuit et les routes sont presque désertes. Ils arrivent rapidement à destination. Idir descend et, très galant, lui ouvre la portière.
-Encore une fois merci pour tout. 
-C’était un plaisir, lui dit-il avant de la retenir, posant la main sur son bras. Je voudrais savoir : qui est Riad ?
-Pourquoi ? 
-Vous avez parlé de lui. Vous m’avez parlé comme si j’étais ce Riad. Qui est-il ? Pourquoi étiez-vous si triste ?
-Ce n’est pas possible. Je n’ai fait qu’y songer. Vous ne pouvez pas lire dans mes pensées !, s’écrie-t-elle, prise de panique. 
Le taxieur leur rappelle sa présence, en descendant à son tour.
-Si vous me réglez, je vous laisse discuter à votre aise. 
-Bonne nuit, dit Kamélia, soulagée qu’il les ait interrompus. À demain. 
-On en parlera demain. 
Kamélia rentre vite dans le bâtiment et monte sans faire de bruit. Le cœur serré, elle appréhende leur prochaine rencontre. 
 

(À SUIVRE)
T. M.
taosmhand@yahoo.com
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