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Économie / Dossier economique

Saïd Beghoul, expert en énergie, à “Liberté”

“Dans une affaire en arbitrage, l’image de marque peut prendre un coup”

©D. R.

Saïd Beghoul, spécialiste des questions énergétiques, estime, dans cet entretien, que si les contrats sont bien ficelés, il n’y aura pas de raison qu’il y ait problème.  

Liberté :  Il existe des contentieux en série entre Sonatrach et ses partenaires étrangers. Certains litiges (avec Gas Natural, Repsol, Enel, Anadaroko, Maersk, Medex, entre autres) ont été réglés. D’autres, à l’exemple de celui avec Total, le seront certainement les mois ou les années à venir. Cela fait beaucoup d’affaires en si peu de temps. Et cela nuirait à l’image de marque de Sonatrach, n’est-ce pas ?
Saïd Beghoul :
Il est vrai que le nombre des contentieux s’est multiplié ces dernières années. Faut-il s’en inquiéter pour autant ? Cela est d’autant plus inquiétant que Sonatrach déboursera énormément d’argent si elle perd dans une affaire, qu’elle paiera chers les honoraires des cabinets de juristes, engagés pour la défende, ainsi que l’institution arbitrale. Mais, faut-il tout considérer sous le prisme du profit ? En fait, l’impact des contentieux ne se mesure pas au nombre d’affaires portées devant une instance arbitrale internationale. Mais au nombre d’affaires tranchées en notre faveur. Evidemment, si Sonatrach perd dans une affaire, cela ne sera pas bon pour elle. Elle perd en réalité sur les deux tableaux : elle perd de l’argent, et son image perd en crédibilité.
Ainsi, l’image de marque de l’entreprise peut en prendre un coup, lorsque celle-ci perd beaucoup de procès. Et, quand l’image est écorchée, cela ne joue pas en faveur d’une coopération soutenue et efficace entre partenaires a fortiori dans l’industrie du pétrole et du gaz, des domaines qui requièrent de gros investissements.
Il existe partout dans le monde économique des contentieux, c’est dans l’ordre des choses. Il faut toutefois faire en sorte que les litiges ne déteignent pas sur la bonne marche des projets et des investissements.

Souvent, la partie plaignante est une société qui entretient des reflations de coopération et de partenariat avec Sonatrach vieilles de plusieurs années. Et, souvent, elle s’empresse d’aller à l’arbitrage international. À quoi cela est-il dû, selon vous ?
Le partenariat renvoie automatiquement à des projets à faire ensemble et à des contrats à négocier et à signer.
Seulement, lorsqu’il y a des failles dans les contrats ou que les termes des contrats ne sont pas suffisamment précis, cela ouvre la porte au fait que n’importe quelle entreprise peut en faire l’interprétation qu’elle veut et quand elle le veut, ou presque. A contrario, quand le contrat est bien ficelé, il n’y a pas de raisons qu’il y ait problème.
 
Quelle issue voyez-vous au contentieux entre Total et Sonatrach ?
Je crois que la compagnie française va essayer de trouver, avec son partenaire algérien, une solution amiable au litige, surtout qu’un de ses associés, en Algérie, l’Espagnol Repsol, en l’occurrence, a perdu contre Sonatrach, il y a deux mois de cela. Cela n’est pas de bon augure pour Total. Et les Français le savent.    
 
Dans toutes ses affaires, la compagnie nationale d’hydrocarbures a fait appel à des cabinets extérieurs. Est-ce à dire qu’il n’existe pas dans le pays des compétences qui soient en mesure de défendre ces affaires ?
Il me semble que le domaine pétrolier est compliqué, nécessitant des juristes rompus aux procédures arbitrales internationales, surtout qu’il s’agit de grosses affaires qui engagent des dizaines ou des centaines de millions de dollars.

Entretien réalisé par : Youcef Salami


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