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Économie / Dossier economique

DES EXPERTS PRÉVOIENT CETTE TENDANCE D’ICI LA FIN 2016

DÉVALUATION DU DINAR DE 10%

Les solutions à la crise sont connues
Les difficultés financières du pays vont être plus compliquées le second semestre 2016 et en 2017 si les prix du pétrole poursuivent leur baisse. L’une des conséquences négatives de la crise financière que vit le pays est la diminution des liquidités bancaires. L’argent va se faire de plus en plus rare dans les banques. En un mot, une situation d’assèchement des liquidités bancaires. Cette baisse des liquidités annonce une augmentation des taux d’intérêts bancaires. Autre effet : l’accès aux crédits bancaires pour les ménages et les entreprises deviendra plus difficile. La rareté de l’argent dans les banques va être plus aggravé par la forte demande de financements émanant de plusieurs secteurs. En clair, le financement bancaire constitue aujourd’hui l’une des principales alternatives au financement des investissements publics par le Trésor. En particulier, pour financer leurs importants programmes d’investissements, Sonatrach et Sonelgaz vont devoir recourir de plus en plus aux crédits bancaires. À moins d’un retournement du marché pétrolier, cette situation risque d’asphyxier le secteur privé qui est actuellement le plus grand pourvoyeur d’emplois et de richesses dans le pays. Avec comme effet une aggravation du chômage.

L’assèchement des liquidités bancaires risque de se conjuguer avec la poursuite de la dévaluation du dinar. Cet instrument est actuellement utilisé par la Banque d’Algérie pour réduire artificiellement l’énorme déficit budgétaire né de la chute des recettes fiscales pétrolières. Cette perte de valeur de la monnaie nationale, accélérée depuis le second semestre 2014, participe à la hausse des prix devenue plus importante en 2016 et partant à l’érosion du pouvoir d’achat de la majorité des ménages. Elle contribue au renchérissement des matières premières et semi-produits susceptibles d’accroître les difficultés de trésorerie d’une bonne partie des entreprises. Les producteurs, face à la dévaluation, ne sont pas encore protégés des variations de taux de change par un mécanisme de change à terme. En dépit d’un texte de 2011 de la banque centrale qui prévoit cet instrument, la banque des banques tarde à mettre en place ce mécanisme. Tous ces signaux négatifs augurent des tensions sociales à partir de la rentrée sociale prochaine, voire en 2017, avec l’extinction du fonds de régulation prévu pour le premier trimestre 2017. À moins que le gouvernement prenne des mesures plus audacieuses court terme, notamment une augmentation des recettes par des mesures fiscales touchant le foncier, l’import-import (produits de luxe, biens produits localement), la mise en œuvre, quitte à le rappeler, de la loi sur la normalisation dont la promulgation date de dix ans et la mobilisation de l’argent de la diaspora et celui de communauté d’affaires locale grâce à de nouveaux produits financiers. Cela suppose le rétablissement de la confiance. Or c’est là la principale entrave à une meilleure collecte de l’argent des citoyens et des entrepreneurs. La solution est à l’évidence beaucoup plus politique qu’économique. Car les remèdes sont connus. Le problème est dans l’application de ces remèdes. Les tergiversations actuelles renvoient à la mauvaise gouvernance du pays.
En tout état de cause, le temps joue contre le gouvernement Sellal. Mais ces tendances négatives peuvent être inversées pour peu qu’on prête oreille aux solutions les plus pertinentes à une sortie de crise émanant de nombreux patriotes et compétences en Algérie et à l’étranger.


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