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Économie / Dossier economique

Cantonné au stade de paiement en ligne des factures

E-paiement : démarrage à petits pas

©D. R.

Les sept millions de détenteurs de cartes d’Algérie Poste ne sont pas concernés.

Depuis mardi 4 octobre, le service du paiement électronique (e-paiement) est officiellement lancé. Plusieurs entreprises ont ainsi ouvert en l’occasion ce service à leurs clients tels Algérie Télécom, Mobilis, Air Algérie, Société des eaux et d'assainissement d'Alger (SEAAL), Djezzy, Ooredoo et Amana Assurances. Ces web marchands, qui seront suivis incessamment par un deuxième lot d'entreprises, permettront dorénavant à leurs clients ou abonnés de procéder au règlement de leurs factures, à l'achat d'unités téléphoniques ou de billets d'avion et à la souscription d'une assurance voyage par carte interbancaire (CIB). Selon M. Mouatassem Boudiaf, ministre délégué, chargé de l’Économie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, qui a dressé un premier bilan de l’opération une semaine après, au Forum Économie d’El Moudjahid, deux jours après le lancement du payement électronique, 260 transactions de payement ont été enregistrées. Le ministre explique ce faible taux par le fait qu’il n’y a pas beaucoup de porteurs de mot de passe. Il indique que pour les titulaires de carte, il est impératif de recevoir leur mot de passe de la part de leur banque, ajoutant qu’au jour d’aujourd’hui 500 000 mots de passe ont déjà été établis sur 1 300 000 cartes en circulation. Leur remise aux porteurs est conditionnée par la signature d’un avenant au contrat de base. Par ailleurs, a-t-il ajouté, une semaine après, on est passé de 11 banques, le jour du lancement officiel du e-paiement (4 octobre) à 13 banques concernées par ce service. Il a ajouté que leur nombre devrait augmenter et que des pourparlers ont été entamés avec d'autres sociétés publiques à l'instar de Sonelgaz, et l'AADL, ce qui explique l’optimisme de Mouatassem Boudiaf lors de sa rencontre avec la presse. Néanmoins, les 7 millions de détenteurs des cartes électroniques d'Algérie Poste ne sont pas concernés pour le moment par l’opération. Un lancement sans Algérie Poste pourrait, légitimement, suggérer qu’Algérie Poste est à la traîne par rapport au processus de mise en place du e-paiement. Une suggestion confirmée par le ministre qui explique qu’Algérie Poste évolue dans un système de carte de retrait, contrairement aux banques. Ce qui exige un peu plus de temps pour faire évoluer son système. Pour lui, AT a sa particularité puisqu’il lui faut intégrer à la fois le e-paiement et ses services financiers postaux. Le ministre a saisi cette occasion pour annoncer le lancement de la télé-déclaration pour les entreprises (déclaration du G50 à distance)  avant la fin de l’année. Les banques déjà prêtes vont démarrer fin 2016 avec une généralisation qui va s’étaler sur le premier semestre 2017. Malgré son optimisme, le ministre indique néanmoins que le e-paiement en Algérie restera au stade de paiement en ligne des factures. L’achat et la vente des produits en ligne,  ayant besoin d’un encadrement juridique pour régler les litiges commerciaux, devra attendre  la promulgation de la nouvelle loi sur le commerce. Ce projet de loi “devrait être présenté d’ici la fin de l’année” avant de passer devant le Parlement pour adoption.  Même en retard, le lancement du e-paiement est, incontestablement, une bonne chose qui répond à un réel besoin, en témoigne l’avance prise par des opérateurs sur les pouvoirs publics en matière de e-commerce. Dans un pays où le e-paiement n’était toujours pas autorisé, cela pouvait ressembler à un drôle de défi de se lancer dans ce genre de commerce. Mais cela n’a pas été une barrière pour ces entreprises qui ont pu s’adapter en proposant à leurs clients de régler leur commande à la livraison et en liquide.

S. S.


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