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Économie / Dossier economique

L’impact de la crise financière

Entreprises et collectivités locales touchées

Avec la crise économique actuelle, le secteur des BTPH connaîtra très probablement des coupes budgétaires qui freineront son essor avec le report de nombreux projets, à commencer par ceux qui ne sont pas lancés, dont l’extension des lignes de métro.

Le secteur du BTPH, connu pour son caractère budgétivore, a consommé environ 70 milliards de dollars durant les trois précédents plans de développement. L’autoroute Est-Ouest, longue de 1200 km, a nécessité une enveloppe financière d’environ 18 milliards de dollar US. La rocade des hauts plateaux dont les études sont achevées et dont les travaux de réalisation devraient débuter incessamment, de même que la ceinture Sud, la construction de plus de 1,5 millions de logements, etc. Toute cette dynamique d’intégration économique et sociale, nationale et régionale, dont les retombées en termes de consolidation de l’unité nationale et de la résorption des disparités régionales, constitue sans conteste l’un des acquis les plus notables de l’Algérie moderne post-indépendance. Mais elle risque fortement d’être remise en cause par la chute drastique de nos capacités financières actuelles. Au demeurant, beaucoup d’entreprises de ce secteur ont réalisé des projets et leurs travailleurs n’ont pas été payés. S’agissant des collectivités locales, qui ignore que les grandes villes algériennes croulent sous le poids de la “concentration des populations” et celui de l’anarchie du développement urbanistique ? Les réseaux routiers de wilaya et des communes, de par l’exiguïté des assiettes foncières et des limites imposées par les espaces bâtis, sont demeurés pratiquement les mêmes  et généralement hérités de la période coloniale, alors que le nombre d’habitants dans ces villes a, au minimum, doublé et dans certains cas quadruplé. Dans cette situation, les APC, qui souffrent déjà de l’insuffisance budgétaire pour faire face à ces besoins, souffriront davantage de la réduction de leurs finances, aux dires du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui leur demande de rationaliser leurs dépenses. Pour ce qui est des EPA, qui sont des services déconcentrés de l’État, utiles dans certains cas, ils sont doublement impactés par la crise. Réduction de 50% de leur budget et gel des recrutements. Malheureusement, cette dynamique d’ensemble, qui contribuait au développement national, à la création d’emplois ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, est ralentie en 2016 et se poursuivra en 2017, au regard de l’allocation budgétaire prévue par la loi de finances et des autorisations de programmes qui sont accordées pour la réalisation des projets d’investissement du secteur des travaux publics et du bâtiment. Pour l’heure, nous nageons en pleine confusion. Chaque ministre affirme que les projets de son secteur ne seront pas touchés. Bien entendu, après l’optimisme “béat” des pouvoirs publics face à l’ampleur de la crise qui nous frappe de plein fouet, les autorités se reprennent mais sans axes stratégiques clairs. De quoi sera fait demain ? Nul ne le sait, y compris les gouvernants eux-mêmes.
 


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