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Économie / Dossier economique

Alors que le discours officiel sur leur promotion est récurrent

Exportations : un slogan

© Liberté

Mythe
Développer les exportations hors hydrocarbures est devenu un thème brûlant, objet d’émissions de télévision, de chaînes radio, de séminaires. Un sujet actuellement très débattu et très médiatisé. Mais qui montre le grand fossé entre les intentions de l’Exécutif qui affiche un discours redondant sur la nécessité d’accroître nos exportations et les réalités du terrain : un recul du nombre d’exportateurs et une stagnation du niveau de nos exportations hors hydrocarbures à hauteur de 2% des exportations globales. Même la dévaluation du dinar qui devrait doper nos exportations n’a guère influé dans l’évolution des ventes de marchandises de l’Algérie vers l’étranger.

Pour l’heure, l’exportation reste en Algérie un mythe, voire un slogan, au regard du peu d’attractivité de l’activité par rapport à l’importation et des plus-values réalisées dans les transactions dans le marché intérieur nettement plus importantes. Ce ne sont pas les petites quantités de produits agricoles ou agroalimentaires exportées qui pèsent dans la balance. Mais plutôt cette série de contraintes qui agissent à contre-courant de la force de ténacité d’une poignée d’entrepreneurs qui veulent inverser la tendance. Cela va de l’offre locale qui reste insuffisante de façon générale en quantité et qualité, de la législation de change peu favorable à l’exportation ou à l’investissement à l’étranger à des fins d’exportation, des faiblesses de la chaîne logistique dans le pays, des instruments de mise en conformité des produits locaux à exporter aux standards de qualité et aux normes internationales.
En un mot, l’Algérie n’est pas encore parvenue au niveau de la capacité export du Maroc et de la Tunisie. Il convient d’ouvrir un grand chantier pour rendre l’acte d’exportation facile, plus attractif que l’importation. Les principales voies sont sans conteste le développement de l’agriculture et de l’industrie algériennes. Dans ces deux secteurs, l’Algérie doit non seulement satisfaire les besoins nationaux mais dégager des excédents à l’exportation pour des produits à identifier qui peuvent pénétrer des marchés en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord ou en Asie. Ce progrès doit s’accompagner de toute une logistique et d’instruments efficaces d’appui à l’exportation. Ce chantier demande du temps. Ses fruits sont attendus à moyen et long termes. On pourrait afficher un objectif de 10 milliards de dollars ou 20 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à atteindre dans dix ans.
En attendant, les solutions à court terme pour accroître les revenus financiers de l’Algérie en forte chute sont ailleurs. Le retour à la confiance est l’un des moyens. Ce facteur favorise un afflux de capitaux étrangers et d’Algériens résidant à l’étranger pour peu que le gouvernement leur offre des incitatifs. Or, aujourd’hui, le pouvoir vit une crise de crédibilité. Si rien ne bouge dans ce domaine, nos gouvernants donneront raison aux sceptiques : il faudra attendre un changement de régime pour espérer un développement rapide de nos exportations hors hydrocarbures.


K. R.


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