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Économie / Dossier economique

Effet du manque de ressources financières

Gel pendant six mois des paiements aux entreprises

Le secteur du BTPH commence à souffrir des effets de la crise économique. © D.R.

Cette situation a pénalisé à la fois de grandes entreprises et de petites et moyennes entreprises.

Le secteur du BTPH, plus que tout autre, subit de manière importante les contraintes sur la commande publique induites par le resserrement des dépenses publiques. Pis encore, le gérant d’une entreprise de BTPH nous apprendra qu’une directive du ministère des Finances a gelé le payement de toutes les situations depuis le début de l’année en cours. De fait,  des situations finalisées, datant des mois d’octobre et décembre 2015, n’ont pas encore été honorées.
Il ajoutera, cependant, que la situation commence à se débloquer puisque durant ce mois de juillet, des situations commencent à être payées mais pas en totalité. Notre interlocuteur précise que le malaise existe aussi bien pour les opérateurs publics que pour les privés. En effet, cette situation touche même les grandes entreprises publiques à l’instar de Cosider qui détient une grosse ardoise auprès du Trésor. Donc, en plus de la difficulté à ajouter de nouvelles commandes à leurs plans de charge, conséquence du gel et du report de certains projets ou carrément leur annulation, les entreprises du BTPH  sont nombreuses à se plaindre de ne plus être en mesure de recouvrer les créances qu'elles détiennent auprès du Trésor et des collectivités locales. Ce sont notamment des organismes publics au profit desquels des projets ont été réalisés et qui n’arrivent plus à honorer leurs engagements faute de disponibilités en budgets.  Résultat : des chefs d’entreprise s’inquiètent de la santé financière de leurs entreprises qui, si elles ne sont pas payées risque de ne pas pouvoir ni payer à temps les salaires des ouvriers, ni régler leurs fournisseurs en matériaux de construction. Tous sont unanimes à reconnaître que leur trésorerie est frappée de plein fouet et que leurs dettes envers les fournisseurs s'envolent au point de ne plus être en mesure de les honorer aux échéances contractuelles. Dans un secteur qui dépend de la commande publique, les entreprises du secteur du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique sont les premières à subir les conséquences des restrictions budgétaires décidées par le gouvernement.
Des centaines d’entreprises de ce secteur, essentiellement des TPE et des PME, sont mises à mal et le risque de mortalité de ces entreprises s’est fortement accru.
Une menace sérieuse pèse, par conséquent, sur des milliers d’emplois. Il y a quelques années, les entreprises de BTPH étaient pointées du doigt pour leur manque de capacités de production. Ces entreprises se sont dites disposées à accroître et développer leurs capacités de production pour peu que les pouvoirs publics garantissent les conditions nécessaires à l’amélioration de leur environnement notamment l’accès au financement.
À la lumière de la situation actuelle, cet accroissement et ce développement des  capacités de production devient de facto une chimère. Une entreprise qui active dans le secteur du BTP, qu’elle soit publique ou privée, reste dépendante de la commande publique.  Or, la ressource financière commence à se raréfier. Ce qui fait que, face aux difficultés de recouvrement de leurs créances, l'espérance de vie des entreprises du BTPH, qui ne bénéficient pas de soutien, sera à l'évidence très courte. À ce rythme des coupes budgétaires, les défaillances d’entreprises seront plus nombreuses avec leurs corollaires de suppressions d’emplois. Le nombre des emplois menacés est énorme. Quand on sait que le secteur du BTPH compte 800 000 emplois et 30 000 entreprises, on mesure les graves conséquences d’une telle situation.

 


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