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Économie / Dossier economique

APRÈS LE FIASCO DU FORUM AFRICAIN DES AFFAIRES

Investir en afrique : mission impossible

©Liberté

Quand le politique parasite la dynamique économique

Le politique a encore une fois parasité le forum africain des affaires d’Alger qui s’est tenu du 3 au 5 décembre au nouveau palais des Congrès de Club des pins. L’incident Ali Haddad-Ramtane Lamamra a déteint sur l’événement qui aurait pu donner l’occasion de jeter les bases d’un développement des échanges intra-africains et des investissements dans des pays tiers africains.
Encore une fois, l’impair a donné une mauvaise image de l’Algérie et contrarié la quête de résultats concrets. Tout est devenu incertain : qu’il s’agisse d’une zone de libre-échange africaine, d’une union d’investisseurs africains, d’une zone franche à Tamanrasset, de la suppression des visas, de la libre circulation des personnes, de projets structurants. Tant il est apparu que le gouvernement marquait son absence lorsqu’il fallait apporter un soutien de l’exécutif algérien, sa caution aux actions projetées à l’issue du forum africain des affaires.
Le rendez-vous d’Alger a permis de mesurer combien le chemin est long pour pouvoir booster les exportations algériennes et les investissements d’opérateurs algériens en Afrique. C’est aujourd’hui l’affaire de pionniers qui doivent surmonter de multiples obstacles pour pouvoir exporter. L’événement aurait pu donner l’occasion pour le gouvernement d’annoncer des mesures efficaces pour faciliter l’acte d’exporter. Ce ne fut point le cas.
Les quelques annonces de la Banque centrale : le délai de rapatriement allongé à 360 jours s’avère insuffisant au regard de la bureaucratie qui caractérise la banque des banques. Pour une simple création d’un bureau de liaison en Afrique, l’opérateur doit attendre énormément pour obtenir le feu vert de la Banque d’Algérie. Ne parlons pas de l’utilisation des comptes devises tirées des exportations. Là où la réglementation autorise la libre utilisation par les exportateurs concernés (50% du fruit des exportations) de leur argent, dans la pratique, la Banque centrale soumet cet usage – par exemple pour investir à l’étranger – à autorisation. Du fait des restrictions de la Banque centrale, investir en Afrique devient en fait mission impossible en Algérie.
Quant aux exportations, la voie est semée d’embûches : l’absence d’une infrastructure logistique efficiente (ports, routes), la difficulté de créer un bureau de liaison à l’étranger, l’absence d’accompagnement financier des banques, l’absence de succursales de banques algériennes en Afrique, de soutiens suffisants de l’État aux exportateurs, la quasi-absence d’une diplomatie économique...
Sur ce point, des opérateurs témoignent que des ambassadeurs n’ont même pas daigné visiter des stands de sociétés algériennes dans des expositions en Afrique.
En fin de compte, la volonté politique pour booster les exportations et les investissements algériens en Afrique ne s’affiche que dans le discours officiel. Sur le terrain, l’écosystème nécessaire à une augmentation du courant d’échanges avec les pays tiers africains est absent.

Par : K. Remouche
k.remouche@gmail.com

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