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Économie / Dossier economique

Réformes du système

La colère gronde

La décision de remise en cause du droit à la retraite anticipée prise lors de la réunion de la tripartite a fait sortir les syndicats de leurs gonds.

Considérant la retraite anticipée, à l’âge de 50 ans avec un minimum d’une vingtaine d’années de cotisations, accordée jusque là comme un acquis, les différents syndicats se sont soulevés contre son annulation. La contestation a commencé au lendemain de la tripartite. Dans un premier temps, dans plusieurs régions du pays (zones industrielles de Rouiba et de Réghaïa, Hassi Messaoud, Hassi R'mel), des centaines de salariés sont sortis dans la rue pour crier leur opposition à cette décision de la tripartite prise de concert avec l'UGTA et appeler le gouvernement à ne pas toucher aux acquis sociaux des travailleurs. Des travailleurs de la SNVI se sont rassemblés à l’intérieur de l’entreprise pour crier leur colère alors qu’à Hassi R’mel, des centaines de travailleurs sont sortis dans la rue pour demander l’annulation de la décision de la tripartite. Un communiqué du collectif de la base de Sonatrach a critiqué l’UGTA pour “son ignorance de la nature des métiers et l’ampleur des risques qui leur sont liés”. Par la suite, la contestation a commencé à s'organiser. En effet, 16 syndicats de plusieurs secteurs dont l’éducation, la santé, les affaires religieuses, l’administration publique et l’énergie se sont concertés pour dégager la démarche à adopter face à cette mesure. Considérant la retraite anticipée comme un acquis auquel il ne faut pas toucher, la base de l’UGTA s’est clairement démarquée de la direction de Sidi Saïd. Les travailleurs s’en sont même pris à l’UGTA lui reprochant de se plier aux injonctions du gouvernement. Les syndicalistes interrogés estiment que “la Centrale syndicale se soucie beaucoup plus de garantir au gouvernement une certains stabilité sociale quitte à ce qu’elle se fasse sur le dos du travailleurs”. Ces syndicalistes considèrent que la tripartite n’est pas représentative des travailleurs et de leurs revendications. Lors des tripartites, le gouvernement ne convie, comme à son habitude, que l’UGTA dont la représentativité est contestée par les syndicats autonomes. Une situation de plus en plus contestée. Les syndicats autonomes affichent leur prédisposition à dialoguer. Ils réclament ainsi qu’ils soient associés au dialogue tripartite et à la prise de décisions en ce qui concerne directement les salariés. Surtout que l’organisation de Sidi Saïd n’est plus désormais qu’un appareil, certes favorisé par les gouvernants, mais sérieusement surpassé par les autres syndicats, perdant, par exemple, le terrain dans l’univers enseignant et dans la fonction publique. L’UGTA se contente d’observer les grèves pendant que les syndicats autonomes agissent et gagnent en crédibilité. Et c’est justement ces syndicats qui, allant au-delà des revendications corporatives, ont décidé d’organiser une série de mouvements de contestation à la rentrée sociale. Un appel a été lancé aux syndicats de la Fonction publique et du secteur économique, public et privé, afin de rejoindre cette initiative. La prochaine rentrée sociale risque d’être très brûlante.


S. S.

 


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