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Économie / Dossier economique

Economie

la concertation au point mort

En 2011, le Cnes organise deux importantes rencontres économiques après les émeutes qui se sont déclenchées suite aux augmentations des prix des produits de base. La première devait jeter les bases du redressement économique, la seconde conduire à l’avènement d’une gouvernance participative à l’échelon local.
Des recommandations pertinentes en ce sens ont été adressées au chef de l’État en vue leur application sur le terrain. Elles sont restées sans suite.
En 2016, alors que l’Algérie vit une crise financière aiguë, le Cnes, une instance chargée de la concertation, est mise hors jeu lorsqu’il s’est agi de formuler un nouveau modèle économique, en fait substantiellement un cadrage budgétaire pluriannuel pour parer aux énormes déficits de ressources financières. Tout comme les partenaires économiques, les spécialistes et les syndicats. Lors de la dernière tripartite,  l’UGTA et le FCE ont découvert le contenu du document à huis clos, c'est-à-dire dans l’opacité la plus totale, sans pouvoir y apporter de profonds changements faute de temps. Ils ont juste remis leurs propositions. On ne sait aujourd’hui si elles ont été retenues. Du coup, dans cet élan du gouvernement pour faire sortir l’Algérie de la crise, les avis pertinents d’experts, d’entrepreneurs, de représentants syndicaux sont ignorés. La meilleure illustration de cette concertation en panne est l’absence de débat aujourd’hui sur l’amélioration des recettes budgétaires, la rationalisation des dépenses publiques et l’endettement extérieur. À cela s’ajoute l’absence de transparence dont le meilleur exemple est la réunion en catimini gouvernement/UGTA/FCE. Cette politique de black-out risque de retarder la sortie de crise, envenimer le climat social et dissuader les citoyens d’accepter des mesures impopulaires telles que contenues dans l’avant-projet de loi de finances 2017. 

K. R.


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