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Économie / Dossier economique

Réforme bancaire

Le chaînon manquant

Ismaïl Noureddine est expert en finances. Il s’attarde, dans une déclaration qu’il nous a faite, sur le chaînon manquant dans le processus des réformes bancaires, insistant également sur l’absence de nouvelles  propositions d’offres de services bancaires, notamment dans les établissements financiers publics. Les banques se limitent aujourd’hui, selon lui, à la gestion des comptes et aux activités annexes. Pourtant, dit-il, ce qui est attendu d’elles, c’est d’aller vers les citoyen-clients, d’étudier leurs besoins spécifiques et de penser à créer la banque-client.
Et, de souligner que les banques doivent, à son avis, s’inspirer de ce que font les sociétés de télécommunication et de téléphonie mobile ; ce sont des entreprises qui se focalisent surtout sur le client. Et  c’est important. Que faut-il faire pour que la réforme bancaire avance et que les banques se modernisent ? La banque moderne ne doit pas, rappelle-t-il, se contenter d’informations initiales sur les clients qu’elle collecte à l’ouverture d’un compte mais entretenir de manière permanente ses contacts avec les clients, de le faire prioritairement à ses agences, de passer à la vitesse supérieure : adapter profil, attentes et perspectives de chaque client.
Comment il faut s’y prendre : il faut d’abord que l’information sur le client soit actualisée et intégrée dans de nouvelles prestations bancaires. Evidemment, une information efficacement élaborée est de nature à servir le développement des systèmes d’informations dans les banques. Ces systèmes, les établissements financiers n’en disposent pas aujourd’hui. Elles doivent certainement les avoir à l’avenir. Pareil système pourrait être utile, d’après lui, pour fluidifier la gestion bancaire. Pour l’expert, l’organisation du système d’information a pour finalité de centraliser la gestion des comptes, ce qui réduit les risques de gestion, assure une rapide traçabilité, contracte le temps de traitement bancaire.
 À ce jour, un simple virement bancaire est encore lent. Mais, pourquoi l’est-il ? Un virement, dans une banque publique, mouvemente successivement trois à quatre comptes : un compte central, un compte régional, un compte agence et, en dernier, le compte client, ce qui veut dire que le virement ne peut alimenter le compte client dans un délai inférieur à dix jours. Cependant, dit-il, avec le système d’information, le mouvement de compte est simple et est instantané dès que le compte client est crédité ou débité.
 Cela, les banques publiques n’arrivent toujours pas à le faire. Autre lacune, les activités des titres restent marginales dans les banques, admet Ismaïl Noureddine. Il est vrai que cela ne relève pas de leurs activités principales. Elles auraient pourtant tout à gagner si elles s’impliquaient davantage dans le  développement du marché financier. Elles sont agrées en tant qu’intermédiaire en bourse. Dans les pratiques, elles n’accompagnent pas les entreprises en bourse, ne font pas d’analyse de bilans et ne proposent pas de solutions de financement.
Et la privatisation des banques, qu’en pense-t-il ? L’expert estime que la réforme bancaire ne passera pas par la privatisation. Il formule une proposition qui tient en deux mots : l’État doit réfléchir à des solutions de groupement de banques publiques et à des choix stratégiques pour permettre aux établissements de se développer et d’être en phase avec leur temps.     


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