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Économie / Dossier economique

Transition et sécurité énergétique

Le diagnostic des experts

Le pays est embourbé dans une voie congestionnée, dans le tout-fossile. Et il ne sait pas quelle direction prendre en matière de renouvelable. Du moins, pour le moment. Faut-il s’en inquiéter. Pour Mouloud Bakeli, consultant, présent au séminaire sur la transition et la sécurité énergétique, organisé, la semaine dernière à Alger, par le Forum des chefs d’entreprise (FCE), l’Algérie dispose d’installations photovoltaïques, une technologie simple que les banquiers aiment. C’est pour cette raison, ajoute-t-il, que les industriels qui optent pour ce procédé ne trouvent pas de difficultés à lever des fonds. Mais la production issue du renouvelable reste marginale dans le pays. Bakeli explique qu’il faut lui donner de la consistance pour espérer obtenir des prix à la consommation compétitifs analogues à ceux pratiqués dans certains pays comme les Émirats arabes unis, un État qui met en compétition d’énormes projets dans les énergies propres à travers des appels d’offres. L’Algérie veut faire la même chose. Du reste, un appel d’offres sera lancé dans les semaines à venir par le ministère de l’Énergie, pour monter des  projets dans la filière. Cette fois sera la bonne ! Le pays semble avoir tout essayé ces quinze dernières années. À l’arrivée, peu de choses ont été concrétisées, et réaliser le programme national de développement des énergies renouvelables, adopté en 2015 et fixant, à l’horizon 2030, une puissance totale de 22 000 mégawatts (MW) paraît très difficile. Les experts invités à cette rencontre ont posé en fait le diagnostic et tenté d’expliquer pourquoi l’Algérie n’a enregistré que de maigres avancées dans les énergies vertes. Le pays s’est engagé en matière d’énergie à trouver des solutions à petite échelle. Une approche pas tout à fait intégrée. Pour Tewfik Hasni, il nous faut des projets de grande envergure, alliant technologie, innovation, financement, partenariat… Autre donnée mise en relief par l’expert : la monnaie nationale se déprécie et cela pose problème pour les industriels intéressés par cette énergie. Le renouvelable en est ainsi à ses débuts, le fossile est vieillissant. Et, à force de tirer sur les gisements, ils finiront fatalement par flancher. Mais pas dans le moyen terme. Abdelmadjid Attar, expert en énergie, fait montre d’optimisme. Il fait une topographie sommaire du domaine minier, à l’occasion de ce séminaire, révélant que du point de vue volumétrique, et d’ici à 2040, il y aura toujours des hydrocarbures en Algérie. Toutefois, ajoute-t-il, la rente, il y a risque qu’on la perde, parce qu’elle dépend du prix du baril.  Attar est conforté dans son analyse par Francis Perrin, expert pétrolier français, et qui a également participé à cette réunion. Perrin a rappelé que Sonatrach cherche, mais trouve du pétrole à Oued Mya, à Berkine et à Hassi Messaoud. Nordine Cherouati, ex-PDG de Sonatrach, paraît moins optimiste, estimant qu’il y a de moins en moins de découvertes et de moins en moins de contrats signés. Et, cela, ajoute-t-il, n’a rien à voir avec les questions d’ordre sécuritaires. Nordine Cherouati a expliqué que nous avons une attitude gaspilleuse en énergie et qu’il y a absolument nécessité d’y remédier. Pour le faire, il faut analyser froidement la situation, recommande-t-il. Ahmed Mechraou, ancien cadre au ministère de l’Énergie, souligne, quant à lui, que des avancées extraordinaires ont été réalisées en matière d’accès à l’énergie électrique et au gaz. Et de relever cependant que le rythme de consommation d’énergie interne prend de plus en plus de proportions inquiétantes, et qu’il pourrait mettre en péril nos exportations notamment gazières. Ce rythme de consommation est insoutenable, a-t-il ajouté.           


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