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Économie / Dossier economique

DEUX ANS APRES LA CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE

Le gouvernement en panne d’alternative

© D.R.

Un rythme de dépenses insoutenable
Les prix du pétrole ont connu une chute importante depuis juin 2014. Ils sont passés de plus de 110 dollars à 27 dollars avant de remonter aujourd’hui à plus de 40 dollars. L’Algérie, après  deux ans de baisse des cours, enregistre une diminution d’environ 60% de ses revenus financiers. Dans ce cycle de dépression des cours de l’or noir, le gouvernement n’a d’abord pas réagi à ce choc. Il a fallu attendre fin décembre 2014, soit près de six mois pour qu’il reconnaisse le caractère durable de cette baisse des prix et esquisse un plan anti-crise. Près d’un an et demi après l’élaboration de cette feuille de route peu affinée, le constat est amer. L’Algérie n’a pas appliqué un véritable plan anti-crise. Sa riposte molle à la crise a été une série de mesures se concentrant sur la rationalisation des importations et beaucoup moins sur la mobilisation de nouvelles recettes fiscales, d’où l’aggravation de la situation financière du pays : un Fonds de régulation des recettes en voie d’extinction, des réserves de change représentant moins de trois ans d’importations. En fait, l’exécutif a fait l’économie de mesures plus adéquates : d’abord d’une réduction du train de vie de l’État, ô combien précieuse pour convaincre la population d’adhérer à des mesures douloureuses. Il a fait également l’impasse sur plusieurs mesures préconisées par un cercle de spécialistes.
Des solutions susceptibles d’atténuer les effets de la crise sur la population. On peut citer sur ce point une meilleure appréhension de l’assiette fiscale ciblant l’énorme évasion fiscale dans les transactions commerciales, l’import-import et l’immobilier, la taxation des produits de luxe, une taxe intérieure importante sur certains produits importés qui sont fabriqués localement ou qui sont superflus. On peut citer également des incitations pour drainer l’argent de la diaspora et les capitaux des investisseurs étrangers. On peut citer des mesures plus courageuses pour rationaliser le modèle de consommation national.
Quant à la réduction de la facture importation, le gouvernement n’a pas appliqué une solution plus efficace : la mise en œuvre de la loi sur la normalisation pourtant promulguée en 2006.
En fait, durant ces deux ans, l’exécutif n’a pas rompu avec les pratiques hyper dépensières au point qu’au terme de la période, l’épargne accumulée (reserves de change et Fonds de régulation des recettes) a enregistré une importante diminution au point de faire craindre le pire : un scénario de caisses quasi vides augurant une cure d’austérité plus sévère et un risque de perte de souveraineté avec le recours guère exclu au Fonds monétaire international. Ainsi, en termes de perspectives, les cours du pétrole pourraient poursuivre leur chute en cas d’absence d’accord Opep - Non-Opep et une hausse de la production de l’Iran, de la Lybie et de l’Irak. Plusieurs spécialistes pétroliers cependant estiment que les prix du pétrole vont augmenter en 2017, un consensus entre pays Opep et non Opep étant incontournable. Mais la grande difficulté en Algérie, c’est que même avec des prix du baril à 80 dollars, le rythme de dépenses de l’État s’avèrera insoutenable.


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