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Économie / Dossier economique

SUPPRESSION DE LA RÈGLE 51/49 DANS LE SECTEUR, RECAPITALISATION, CONSTITUTION D’UN GROUPE DE TRAVAIL AU MINISTÈRE

Le gouvernement prépare la privatisation des banques

© D.R.

Éviter le syndrome Khalifa

 

Le gouvernement semble vouloir accélérer les réformes. En effet, des sources concordantes indiquent qu’il mène des actions actuellement en vue de préparer les banques publiques à la privatisation. Les premières ciblées sont la BDL et le CPA. Un dispositif institutionnel est déjà mis en place pour faciliter la cession des actions des banques publiques, en particulier la mesure portant suppression de la règle du 51/49 dans le secteur bancaire contenue dans le projet de loi de finances 2017. Une disposition, si elle est adoptée par le parlement, ouvre la voie à la privatisation des banques publiques. La question est de savoir si la privatisation des banques publiques est une bonne décision. Pour un spécialiste, la priorité est, d’abord, de moderniser et d’améliorer la gestion des banques publiques. Elles restent un frein au développement économique. En effet, les opérateurs se plaignent que même s’ils présentent de bons projets dans le domaine de la production de biens et services, les banques leur demandent trop de garanties. En somme, les banques ne prennent pas de risque. Les opérateurs rencontrent toujours des difficultés pour financer leurs investissements. Les simples clients, eux, enregistrent la mauvaise qualité de service. Conséquence aussi d’un système informatique ou d’information défaillant ou insuffisant.
Deuxième question sensible : à qui faut-il céder les banques ? Pour des spécialises, il faut éviter le syndrome Khalifa. La privatisation des banques devrait s’adresser à des banques internationales connues pour leurs compétences. Mais dans la conjoncture actuelle caractérisée par un assèchement de liquidités et une réglementation qui réduit le taux de profitabilité, ces dernières seront-elles intéressées ? Le gouvernement ne s’en inquiète pas. Il se focalise sur les actions destinées à rendre les banques publiques plus attrayantes pour les investisseurs. La loi de finances 2017 prévoit déjà la recapitalisation des banques. Le gouvernement programme leur mise à niveau avant de céder une partie de leurs actions.
Il convient de rappeler que pendant l’aisance qu’a connue le pays durant les années 2000, les exécutifs qui se sont succédé n’ont pas réussi à privatiser deux banques. On peut se demander si aujourd’hui, avec la crise financière qui secoue l’Algérie, on parviendra à les céder à des repreneurs solides. Pari difficile, c’est le moins qu’on puisse dire.


K. R.


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