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Économie / Dossier economique

Marché de gros de Semmar

Les augmentations vont aller crescendo

©Zehani / Liberté

Avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017, la hausse des prix des produits de première nécessité commence à se mettre en place.

Si la hausse épargne pour le moment certains produits, tout indique que cette tendance ira en grandissant. C’est le constat que nous avons fait lors de notre déplacement au marché de gros des produits alimentaires de Semmar. Ce marché, l’une des principales sources d’approvisionnement en divers produits alimentaires des détaillants, constitue le véritable baromètre du marché des produits alimentaires dans le pays. Il est vrai que la hausse de cette année est moins brutale que celle de janvier 2016 induite par la LF 2016, mais selon de nombreux acteurs du marché de Semmar, les augmentations vont aller crescendo.
À ce jour, les augmentations se situent autour de quelques dinars pour la majorité des produits. C’est le cas de la margarine et des pâtes dont les augmentations se situent autour de 5 DA. Si pour certains produits le prix n’a pas bougé comme c’est le cas du sucre qui est toujours vendu à 86 DA, le café a, pour sa part, connu une augmentation de presque 30 dinars, nous assure un client du marché venu approvisionner son magasin de détail. Même certains légumes secs (pois chiches, riz) ont connu de substantielles hausses. Les pois chiches sont cédés à 300 DA/kilo. La semoule est cédée sur le marché de Semmar à 4 000 DA le sac de 100 kilo. “Les prix ont certes augmentés mais pas à une forte proportion”, explique-t-il, en signalant, toutefois, qu’il y a eu des augmentations anticipées qui ont été opérees il y a quelques semaines. Il est vrai que l’augmentation des prix des produits de large consommation n’a pas attendu la mise en vigueur des dispositions de la loi de finances 2017 pour voir le jour. Les prix de certains articles indispensables pour les ménages algériens ont subi de sensibles augmentations au dernier trimestre de l’année écoulée. Selon l’association des commerçants et artisans algériens, l’augmentation au titre de la loi de finances 2017 ne saurait excéder le taux de 3,08%. Mais, sur le terrain, les augmentations dépassent largement ce seuil. Le citoyen est tenté de croire les pouvoirs publics qui assurent que 2017 n’est pas aussi alarmante que ça, pour peu que l’autorité consente à user de son droit de regard pour réguler la filière du commerce. En effet, le marché n’obéit pas uniquement à la loi de l’offre et de la demande, mais subit de plein fouet les affres de la spéculation et des transactions douteuses.

S. S.


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