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Économie / Dossier economique

RETRAITE ANTICIPÉE ET LOI DE FINANCES pour 2017

LES DOSSIERS EXPLOSIFS DE LA RENTRÉE

Situation sociale précaire

 

Une accalmie caractérise “l’orée” de la rentrée sociale 2016. Les syndicats autonomes mécontents de la suppression de la retraite anticipée restent dans l’expectative. Ils n’ont pas encore mobilisé leurs troupes. Ils prévoient une rencontre prochainement pour afficher leur position. On risque alors d’aller vers un mouvement de protestation. En clair, les syndicats autonomes attendent pour l’heure que le gouvernement se détermine, définisse les métiers pénibles, voire que le nouveau texte de loi sur la retraite soit examiné à l’APN pour réagir au cas où leurs préoccupations ne seraient pas prises en charge. Mais le gouvernement, au lieu de prévenir les risques de conflits sociaux, semble favoriser les tensions sociales. La perspective de voir le front social marqué par de fortes turbulences dans les prochaines semaines, voire les prochains mois n’est pas à écarter. Outre la retraite, on entrevoit des conflits en latence : l’impact de la loi de finances 2017 sur les bourses des ménages. Contrairement au discours officiel, l’augmentation de la TVA prévue par le projet de texte, si elle venait a être entérinée par l’APN, induirait une augmentation des prix d’une large gamme de produits sensibles, notamment des tarifs de l’électricité. Du coup, elle affectera le pouvoir d’achat des ménages, contrairement à ce qu’affirme le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Cette mesure donne, en outre, un coup de pouce à l’informel. En l’occurrence, elle encourage la vente des produits notamment électroménagers à El-Hamiz qui vont devenir nettement moins chers, puisque ces biens échappent aux impôts.
Par ailleurs, les coupes budgétaires qui affectent le BTPH et les collectivités locales risquent également d’entraîner des mouvements de protestation. Il faut être également attentif à la livraison des logements AADL et au paiement des tranches par les postulants de l’AADL 2. Le ministre de l’Habitat multiplie ces derniers temps les effets d’annonce : les logements de l’AADL 1 seront livrés en totalité au plus tard en février 2017. Il avait auparavant fixé à fin 2016 la réception de tous les logements. Supposez que ces logements tardent à être livrés en raison de problèmes de viabilisation, il n’est pas exclu que la frustration se transforme en mouvement de protestation, d’autant que ces bénéficiaires attendent depuis plus de quatorze ans leur logement. Quant à l’AADL 2, on demande aux postulants de 2013 de payer rapidement toutes les tranches. On leur impose également une augmentation du prix du logement. Ce qui risque de favoriser la grogne de dizaines de milliers de bénéficiaires.  On a là tous les ingrédients d’un implosion sociale qui peut cependant être évitée si le gouvernement Sellal a le courage et la volonté d’arrêter les mesures à court terme gelées jusqu’ici : une meilleure appréhension de l’assiette fiscale, une plus grande efficacité dans la collecte des impôts, une véritable lutte contre la fraude fiscale à l’import-import, dans les transactions commerciales et contre les surfacturations. De nouvelles taxes sur l’immobilier, les produits de luxe sont, du reste, préconisées. Autre facteur défavorable : la perte du capital confiance. En effet, sans le rétablissement de la confiance à l’égard du pouvoir en place, on ne peut s’attendre à un afflux de capitaux susceptibles de renflouer les caisses de l’État, émanant de la communauté d’affaires locale, d’Algériens résidant à l’extérieur du pays et d’investisseurs étrangers.


K. R.


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