Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

Économie

Les non-dits de la tripartite

Le gouvernement semble se départir de son discours optimiste. Par la voix d’ Abderrahmane Benkhalfa, grand argentier du pays, qui a conclu dans sa présentation de la synthèse du document de 100 pages élaboré par la chefferie du gouvernement portant modèle économique de croissance que la situation financière de l’Algérie est actuellement tendue, l’Exécutif reconnaît que la situation est grave, confie un participant à la tripartite. L’un des indices de cette conjoncture très difficile est la crise budgétaire. Le budget n’est en équilibre qu’avec 92 dollars le baril, alors que les prix sur le marché s’établissent à 50 dollars le baril. Ce qui donne une idée de l’énorme déficit budgétaire et des difficultés de l’État à couvrir les dépenses publiques.
En fait, Abdelmalek Sellal n’a pas voulu imposer ce texte à ses partenaires : l’Ugta et le patronat. Il veut tenir compte des propositions de la Centrale syndicale, du FCE et des autres organisations patronales. “Contrairement à ce que disent certains spécialistes de l’économie nationale, le document portant modèle économique de croissance comporte des objectifs chiffrés. Il porte sur deux périodes : 2016-2019 et 2020-2030”, affirme Abderrahmane Mebtoul, professeur d’économie, invité en tant qu’expert à la tripartite. Pour faire face à cette crise budgétaire, le document prévoit la réduction des subventions.
Il opte pour des subventions ciblées, c’est-à-dire un mécanisme qui protège les plus démunis contre l’abandon des subventions des produits de large consommation. Mais cette décision ne peut être appliquée rapidement, observe le professeur. L’Algérie n’a pas un système d’information qui permet d’identifier avec exactitude ces personnes démunies et encore moins un mécanisme de calcul des revenus des citoyens par couche socioprofessionnelle, permettant de déterminer les riches et les pauvres. “Pour mettre en place ce système d’information, il faut deux à trois ans”, a-t-il argué.

K. Remouche


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER