Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

Politiques publiques

Les nouvelles restrictions budgétaires

Ce que verse le Trésor aux entreprises au titre des situations de travaux ne représente qu’un tiers des demandes d’équipement, les deux tiers correspondant aux impayés, telle est la conclusion décryptée d’une situation du ministère des Finances à fin avril 2016. “Plusieurs entreprises, des grandes, comme Cosider, et d’autres moyennes et petites entreprises ne sont pas payées depuis plusieurs mois pour des travaux effectués durant le second semestre 2015”, rapportent des sources concordantes proches de ces entreprises. Cette situation est à l’origine de problèmes de trésorerie d’un grand nombre d’entreprises du BTPH. Certaines commencent déjà à licencier, d’autres ralentissent le rythme des travaux. La crise financière que vit le pays en raison de la chute des revenus tirés des exportations d’hydrocarbures en raison de la baisse des prix du pétrole a entraîné l’accumulation d’impayés. En un mot, l’État n’a pas d’argent ou de ressources budgétaires suffisantes pour payer à temps les entreprises de réalisation d’infrastructures, les sous-traitants et les fournisseurs d’équipements. Paradoxalement, cette situation ne résulte pas uniquement d’une baisse des recettes fiscales pétrolières mais également d’un recouvrement fiscal plus bas au cours des quatre premiers mois de l’année en cours par rapport à la même période de 2015. Le quotidien Liberté avait alerté l’opinion publique sur ce risque en 2015. Aujourd’hui, tout cela se confirme. Pis encore, la situation risque d’empirer au cours des prochains mois, avec comme conséquence une paralysie de pans du secteur de l’équipement, entraînant une aggravation du chômage. Au lieu de mettre en œuvre les solutions à court terme adéquates préconisées par plusieurs experts, en particulier une meilleure appréhension de l’assiette fiscale, le gouvernement est en train de recourir à des palliatifs. Il racle les caisses et comptes de l’État disponibles. “L’exécutif est en train de puiser dans les comptes d’affectation spéciale (CAS) et espère en récolter 500 milliards de dinars”, confie une source sure proche du ministère des Finances. Dans une instruction adressée aux établissements publics administratifs et collectivités locales, le Premier ministre demande de réduire de 50% leur budget. Mais en fait, on a omis de souligner dans ce texte qu’elle exclut dans cette restriction les salaires. Or, la masse salariale dans ces entités représente 60% de leur budget. Du coup, la restriction ne concerne que de 30 à 40% du budget de ces entités hors masse salariale, soit environ 20 à 30% des budgets des communes. Mais elle touche les dépenses liées à l’amélioration des conditions de vie des habitants des collectivités locales.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER