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Économie / Dossier economique

Technologies de l’information et de la communication

L’État veut de nouvelles règles de la concurrence

©D. R.

Algérie Télécom gère, aujourd’hui, de bout en bout le réseau qui la relie à ses clients.

La loi actuelle permet l’ouverture du marché à un autre opérateur de téléphonie fixe ainsi qu’à d’autres fournisseurs d’accès internet. Le principal élément manquant est un mécanisme contraignant qui oblige l’opérateur historique à dégrouper son réseau, alors que cette même loi permet l’exploitation de la boucle locale. Tout cela va changer, dans le cadre de la loi en projet relative aux technologies de l’information et de la communication (TIC). La nouvelle législation est fin prête. Elle devrait mettre le secteur des TIC en phase avec l’évolution de l’économie nationale dans son ensemble. Elle consacre une ouverture plus étendue de ce secteur au privé en particulier pour le Wifi grand public, l’ADSL, la fibre optique et l’installation de data centers. Abdellah Mallek est spécialiste des questions de technologie de l’information et de la communication et est directeur général de Syllab, une entreprise privée dédiée à l’innovation et à la créativité dans le domaine des TIC.
Il formule commentaires et analyses relatifs à cette loi en perspective, estimant ainsi que ce sera une “bonne chose” de libéraliser davantage les technologies de l’information et de la communication. Et d’ajouter que le pays a mis plus de temps qu’il n’en fallait pour le faire.
De nombreux experts, rappelle-t-il, ont toujours appelé  à plus de concurrence dans ce secteur. Mais certains d’entre eux demandaient par où il fallait commencer pour y établir une réelle concurrence. Dans cette première mouture de loi, il est fait état de démonopolisation de la boucle locale, la banque internationale étant restée entre les mains d’Algérie Télécom. L’article 109, par exemple, de cette loi en projet stipule qu’un “exploitant d’infrastructures alternatives peut mettre à la disposition d’un tiers la capacité excédentaire dont il dispose après avoir déployé des infrastructures pour ses besoins propres afin de permettre à ce dernier d’établir un réseau de communication électronique destiné uniquement à fournir des services de hautes capacités aux opérateurs détenteurs de licences ou d’autorisations générale”. Il fallait bien commencer par le début.
Cela va permettre à des opérateurs privés disposant de savoir-faire dans le domaine  de s’engouffrer dans la brèche, explique Abdellah Mallek. Le privé pourra ainsi investir dans la boucle locale.  Mais qu’est-ce qui va changer pour le simple citoyen ? Aura-t-il droit, par exemple, à un service de meilleure qualité ?  Abdellah Mallek explique que la mouture de loi en question, sous réserves qu’elle soit adoptée par l’APN, est de nature à “promouvoir” les technologies de l’information et de la communication et de donner du “sang neuf”  à l’économie numérique de manière générale. Car, ajoute-t-il, plus le nombre d’opérateurs est important, mieux seront le paiement électronique, la densité et la qualité des connexions, dans un pays qui en est encore à ses débuts en matière d’économie numérique. Cependant, Algérie Télécom continuera à détenir la bande passante internationale. Qu’est-ce que cela  inspire notre interlocuteur ? Cela me paraît, dit-il, subsidiaire par rapport à d’autres priorités. Cette loi en projet, note-t-il, ne semble pas avoir accordé beaucoup d’importance au contenu, se focalisant sur les infrastructures, sur l’aspect physique de la chose, alors même que de nombreux experts n’on pas cessé de critiquer le manque de politique efficace de contenu. Le contenu, un des aspects-clés auxquels je m’intéresse, la nouvelle législation doit lui donner de la consistance, recommande-t-il. 
C’est bien beau, dit-il,  de libéraliser et d’impliquer l’initiative privée dans le domaine des TIC, mais si nous nous arrêtons là et que nous ne nous occupons pas des programmes de contenu, nous ne relèverons jamais le défi.

Y. S.


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