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Économie / Dossier economique

Aït Abderrahmane, Directeur de la régulation au Ministère du commerce, à “Liberté”

“L’informel pourrait être éradiqué en 2017”

Liberté : Quels sont les efforts des pouvoirs publics pour mieux organiser le marché ?
Aït Abderrahmane : Il faut revoir la réorganisation des circuits de distribution. Aujourd’hui le déficit en marchés de proximité est estimé à 15 000 marchés. C’est pourquoi le ministère du commerce s’est engagé avec le ministère de l’Industrie à lancer un programme de réalisation de près d’un millier de marchés de proximité. En termes de réalisations physiques, 75% de ces marchés prévus dans ce programme sont déjà réceptionnés. L’objectif est de mettre fin au commerce informel et de réintégrer les intervenants dans ce commerce dans de nouveaux marchés. Les walis se chargent de la réalisation de ces marchés de proximité. L’opération a été lancée en 2012. Elle concerne uniquement des marchés qui sont réalisés par les wilayas. Il faut à peu près deux ans pour terminer le programme. Concernant les statistiques, on a recensé 1384 sites informels. Sur ces 1384 sites, il y a près de 1000 qui ont déjà été éradiqués par les collectivités locales. Il reste 400 sites qui restent à éradiquer. L’opération est en cours. On réintègre les intervenants au fur et à mesure une fois que les marchés sont réceptionnés. On a rencontré des difficultés pour achever le programme dues à des problèmes enregistrés dans certains marchés. Ces derniers sont réceptionnés mais pas ouverts. Parce que ces marchés construits par Batimetal n’ont pas été complètement achevés. Il manque la voirie, les réseaux d’assainissement... Ces travaux sont à la charge de l’APC. Dans d’autres cas, les listes des bénéficiaires sont contestées. Dans d’autres encore, les marchés sont situés à l’extérieur des centres urbains comme à Magtaa Kheira. Il se pose dans ce cas un problème de choix des sites. Si ces problèmes sont réglés, les marchés informels pourraient être éradiqués en 2017.

Quelles sont les actions entreprises en matière de modernisation des marchés de gros ?
Concernant les marchés de gros de fruits et légumes, on recense 40 marchés opérationnels. Ils ne sont pas aux normes. À la faveur du décret 211 du 6 mars 2012 qui fixe les conditions d’implantation et d’organisation des espaces commerciaux, il y a tout un chapitre consacré aux marchés de gros de fruits et légumes : conditions d’accès, organisation…
Pour réorganiser ces marchés, on a créé une société publique dénommée Magro, chargé de la gestion et la réalisation de marchés de gros toutes catégories confondues fruits et légumes, agroalimentaire, services. Cette société Magro a lancé 8 projets depuis 2014, dont 3 sont à un stade très avancé dans leur réalisation. Deux marchés de gros de fruits et légumes seront réceptionnés au cours du second semestre 2016. Ceux dont les travaux ont été lancés en 2015 seront réceptionnés en 2017-2018. Ce sont des marchés de gros qui répondent aux normes. Ces huit marchés de gros ont été implantés suivant des études technicoéconomiques, en particulier dans des régions productrices et là où il y a de grands besoins de consommation de produits agricoles. Ce sont des marchés de gros de transit. Il faut qu’ils soient bien situés, par exemple sur l’autoroute Est-Ouest, comme celui de Sétif ou de Aïn Defla. L’accès doit être facile, l’infrastructure bien située pour assurer la fluidité des flux de marchandises. L’objectif à moyen et long termes est de substituer aux marchés qui ne sont pas fonctionnels des marchés qui répondent aux conditions de fonctionnement d’une telle infrastructure.
À cela s’ajoutent des projets de réalisation des complexes d’abattage de viandes rouges : à Bougtob dans la wilaya d’El-Bayadh, Hassi Bahbah et Oum El-Bouaghi. Celui de Bougtob est sur le point d’être réceptionné. Quant aux deux autres, ils seront livrés le second semestre 2016. Avec la réalisation de tous ces projets, on pourra mieux réguler le marché d’ici à deux ans.

Qu’en est-il du développement de la grande distribution ?
Le ministère du Commerce a enregistré 17 projets de réalisation d’hypermarchés. Le gouvernement a instruit les walis pour l’affectation en priorité des terrains pour les projets de centres commerciaux ou d’hypermarchés. Dans trois ou quatre ans, la grande distribution pourra être généralisée et émerger en tant que mode de commerce transparent, moderne, garantissant la traçabilité et la qualité des produits, une meilleure régulation du marché, et comme moyen de la lutte contre l’informel.


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