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Économie / Dossier economique

LA CNL DÉCAISSE 500 MILLIARDS DE DINARS PAR AN

Logement : une politique intenable sur la durée

© Liberté

Langage de vérité
Les programmes de logements publics sont-ils menacés par la crise financière que vit le pays ? Autrement dit, le programme AADL 2, en particulier, sera-t-il touché par les coupes budgétaires qui seront plus conséquentes l’an prochain en raison de l’extinction du Fonds de régulation des recettes prévisibles si la chute des prix du pétrole se poursuit ? Sur ce chapitre, il faut savoir que la subvention de l’État pour le logement constitue la grosse part des aides de l’État en direction des citoyens. Les décaissements de la Caisse nationale du logement sont passés de 400 milliards de dinars à 500 milliards de dinars au titre des aides pour les différentes formules de logement : LSP, AADL, rural… Le Trésor public peut-il soutenir ce rythme des dépenses avec la baisse drastique des revenus financiers du pays ? En un mot, avec la chute des prix du bail, la politique de financement du logement est intenable.

Le discours politique, au lieu de parler ce langage de vérité, joue sur le temps, espérant une remontée des prix du pétrole pour maintenir les différents projets non encore lancés des programmes AADL 2 et LPP. Dans ses calculs, il oublie que cette politique est intenable sur la durée, même si les prix du pétrole augmentent, tant les besoins de la population sont en forte croissance.
Il faudra d’autres alternatives au financement par le Trésor du logement social. Parmi les solutions, citons la promotion de la location mieux encadrée par un texte réglementaire qui protège le bailleur et le locataire et par un référentiel de prix raisonnables, l’implication des œuvres sociales des entreprises, l’assouplissement des conditions d’accès au crédit immobilier pour les couches moyennes.
Une autre approche s’invite également concernant l’organisation du secteur. Il n’est pas normal que les entreprises étrangères soient dominantes dans la réalisation des programmes publics de construction. L’État devrait encourager les entreprises locales, assurer leur mise à niveau de manière à les rendre plus compétitives et leur garantir ainsi des parts de marché plus importantes.
Une réforme du secteur de l’habitat devient une urgence. Le changement vise à favoriser l’émergence de grands groupes publics et privés capables de réaliser au moins 5 000 à 10 000 logements par an. Il s’agit également d’encourager ces entreprises à être plus intégrées, à l’exemple de Cosider et du groupe des sociétés Hasnaoui, afin qu’elles soient plus compétitives.
Par ailleurs, l’un des chantiers les plus importants est le renforcement du tissu de sociétés spécialisées dans le corps d’état secondaire (CES : voirie, réseaux d’assainissement, installation électricité et gaz…). Car sans l’existence d’un nombre suffisant de sociétés performantes dans ce domaine, il est vain de s’attendre au respect des délais de livraison, des coûts et des normes de qualité.
Enfin, il n’appartient plus à l’État de construire l’essentiel des logements. Son rôle devrait se limiter au contrôle et à la régulation.


K. R.


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