Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

La question de la transition énergétique

Nouvelle donne

L’abondance de l’offre de pétrole a eu pour conséquence une aggravation de la chute des cours du pétrole. La seule alternative reste le recours aux énergies renouvelables. C’est ce qui est ressorti des recommandations de la 15e édition du Salon international de l’énergie tenue à Alger fin septembre 2016.

À ces bouleversements du marché mondial de l’énergie, vient s’ajouter une nouvelle donne stratégique avec l’élection de Trump à la tète des USA. Le nouvel homme fort des États-Unis s’est engagé, lors de sa campagne électorale, à investir massivement dans l’exploitation du pétrole et gaz de schiste ainsi que dans le charbon. Ignorant superbement les exigences internationales de la lutte contre la pollution et la dégradation de l’environnement, il va même jusqu’à penser à se retirer de  la COP21 à laquelle Obama avait donné son approbation. Si la nouvelle politique énergétique que Trump envisage se concrétise, les cours du pétrole chuteront encore à moyen terme. Dans de telles conditions, les sources d’énergies renouvelables constitueront un axe majeur des énergies du futur. Dans cet ordre d’idée, le ministre de l’Énergie, à l’adresse de ses collègues africains, avait déjà souligné l’impératif de développer le renouvelable, surtout dans le contexte actuel. Celui-ci constitue la seule “garantie” d’une croissance durable et équilibrée… la compétitivité d’une économie verte, résultat du programme national des énergies renouvelables et celui de l’efficacité énergétique, sera la seule garantie d’une croissance équilibrée et durable”. Pour rappel, et selon l’APS, “le programme national de développement des énergies renouvelables prévoit la production, d’ici à 2030, de 22 000 MW d’électricité de source renouvelable, notamment solaire et éolienne, destinée au marché intérieur, en plus de 10 000 MW supplémentaires à exporter. Les gains attendus seraient de 42 milliards de dollars et sa mise en œuvre nécessite des investissements de l’ordre de 120 milliards de dollars”. En fait, dans la reconfiguration stratégique du secteur énergétique mondial à travers notamment l’exploitation du gaz de schiste aux USA et en Chine, et l’entrée en lice de l’Iran après la levée des sanctions qui le frappent, où se situera l’Algérie à l’horizon 2030 ? Telle est la question qui taraude les experts et la classe politique qui ne cessent de réclamer un débat national à ce sujet. D’autant que nous vivons une crise économique qui s’inscrit dans la durée. Par ailleurs, les réserves mondiales en hydrocarbures, selon les experts et spécialistes, se tariront à l’horizon 2030. Les Américains, qui souhaitent se “claque murer” selon la vision de leur nouveau leader, créeront une nouvelle donne qui impactera l’économie mondiale et notamment la sphère de l’énergie. L’Algérie, piégée par la rente liée aux énergies conventionnelles, se trouve face un double impératif. S’engager résolument vers le renouvelable compte tenu de son potentiel solaire et éolien. Pour ce faire, elle devra  réunir les conditions d’attractivité des capitaux étrangers en assouplissant notamment sa législation. En revanche, il ne s’agit plus de retomber dans une nouvelle rente en substitution aux énergies fossiles. Le deuxième impératif est l’accélération des réformes qui consistent à relancer le secteur industriel et agricole notamment. Ce qui ne semble pas être le cas, et le FCE, en général complaisant avec l’exécutif, vient de dénoncer les retards accusés dans la mise en œuvre de ces réformes. Dos au mur, face à des contestations sociales qui montent en puissance avant même l’application des dispositions de la LFC 2017, le pouvoir est tenu de se déterminer et de clarifier sa stratégie s’il veut créer un consensus national autour de sa politique économique et sociale.


A. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER