Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

Finances

Où s’arrêtera la dérive de la monnaie nationale ?

La chute brutale des cours des hydrocarbures, la dépréciation de la valeur du dinar , amplifient les craintes des spécialistes.

En vérité, depuis pratiquement cinq ans, des “dépréciations” selon la Banque d’Algérie, qui sont des dévaluations selon les experts, se succèdent. Cette tendance baissière n’est  pas près de s’arrêter et impactera davantage le pouvoir d’achat des ménages. À ces contraintes financières, il faut ajouter l’impact de la contraction de nos recettes extérieures qui ont affecté  les équilibres  macroéconomique — déséquilibre budgétaire, risques d’épuisement du Fonds de régulation des réserves, augmentation préoccupante de la dette interne, des transferts sociaux, hausse inconsidérée des importations. Autant de facteurs qui suscitent des inquiétudes et incitent à la prudence. Mais en dépit de ces clignotants rouges, les pouvoirs publics viennent à peine de mesurer l’ampleur de la crise  et expriment leur volonté de relancer le secteur industriel en vue de diversifier notre économie pour l’arracher des griffes de la rente. En revanche une explosion des importations (60 milliards de dollars) et une passivité inexpliquée de la justice face aux grands dossiers de la corruption, de la dilapidation des deniers publics et de la lutte contre les forces de la spéculation et les lobbys de l’import-import, contredisent cette volonté  affichée des gouvernants. Dans de telles conditions, comment peut-on demander, décemment, aux populations les plus fragilisées d’accepter une période d’austérité qui accentuerait leur précarité ? Bien évidemment, même si nous disposons encore d’une relative marge de manœuvre, le scénario d’une crise qui risque de durer est bien là...  Mais ne “cachons pas le soleil avec le tamis”, la dérive du dinar a commencé bien avant la chute des cours des hydrocarbures. Tout le monde sait que la valeur d’une monnaie est fonction de la puissance de  son économie dont elle n’est que son expression monétaire et financière.  Alors connaîtrions-nous le scénario de la dévaluation du rouble à hauteur de 40% de sa valeur ? Rien n’est moins évident, affirment les experts que nous avons contactés. Selon eux, chaque pays a sa spécificité. La Russie fait face à une double contrainte. La guerre en Ukraine et les sanctions de l’Occident. Poutine estime qu’en 2017 l’économie russe transcendera ses difficultés. S’agissant de l’Algérie, qui dispose d’atouts financiers non négligeables pour la taille de son économie, n’est pas dans une situation similaire. En plus, un rebond des prix du pétrole dès 2017 n’est pas à exclure. Les grandes compagnies pétrolières internationales  ne souhaitent pas aller en deçà d’un certain seuil de rentabilité de leurs investissements par ce qu’elles perdent des profits. Par ailleurs, le capital financier international, dont la fonction est de spéculer, ne peut résister à la chute indéfinie des cours du pétrole. Ensuite, un frémissement de la relance des économies occidentales commence à voir le jour avec à la clé une augmentation de la demande énergétique. Nous sommes effectivement dans une conjoncture économique difficile, mais il faut tenir le cap.  La valeur du dinar ne risque pas d’être impactée plus que de raison si les pouvoirs publics mettent en place une politique de change efficiente.


A. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER