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Économie / Dossier economique

L’impact de la crise économique sur les transports

Remise en cause du développement durable ?

Le projet de loi de finances 2017 prévoit une réduction de 28% du budget d’équipements. Plusieurs secteurs sont concernés dont celui des infrastructures. Le transport des voyageurs connaîtra certainement le gel de certains projets tels que l’extension du métro, le tramway et le rail.


Cette situation ne manquera pas d’affecter les objectifs de croissance de l’économie, du développement durable, et se traduira par des effets pervers au plan social, particulièrement au niveau de l’aggravation de la courbe du chômage. S’agissant du secteur des transports de voyageurs, il faut dire que des réalisations considérables ont été accomplies durant les précédents plans de développement. Ces réalisations entrent pour certaines d’entre elles, dans le schéma directeur routier et autoroutier 2005/2025. Ainsi, l’Algérie dispose aujourd’hui d’un réseau routier de 112 039 km dont 29 573 km de routes nationales et plus de 4 910 ouvrages d'art, de l’autoroute Est-Ouest  de
1 216 km et le lancement des travaux de réalisation de l'autoroute des Hauts-Plateaux de 1 020 km. À ces projets d’envergure, il faut ajouter la route transsaharienne (nord-sud). Le transport interurbain des voyageurs a connu lui également un essor notable avec l’avènement du métro et du tramway. Plusieurs grandes villes disposent déjà du tramway. D’autres projets prévus tels que le métro d’Oran et l’extension de celui d’Alger, se heurtent aux contraintes de financement pour leur achèvement. Dans ce contexte, le ministre des Transports et des Travaux publics (MTPT), Boudjema Talaï, dans un entretien accordé à TSA, estime “que les projets qui ne représentent pas un intérêt économique crucial ont été gelés, mais pas forcément annulés. Pour ceux qui sont lancés et qui sont à un taux d’avancement appréciable, il serait impensable, même ‘criminel’, de les arrêter en cours de route. Ils seront donc achevés”. Pour ce dernier, les nouveaux projets ne seront pas forcement financés par le budget de l’État. Il évoque de nouvelles formes de financement, de partenariat public-privé (PPP) comme la formule BOT (Build, operate and transfer) (construction, gestion et transfert). Rappelons que cette formule est usitée dans de nombreux pays pour le financement des infrastructures de base lourdes telles que les autoroutes, le rail, les barrages etc.. Par ailleurs, dans un document intitulé Politique gouvernementale dans le domaine des transports datant de septembre 2015, dans son chapitre consacré au financement des infrastructures, il est dit notamment que “les efforts déjà consentis en la matière doivent être poursuivis pour répondre à la croissance de l’économie et des besoins de mobilité des populations, tout en tenant compte d’une part, des limitations budgétaires et une plus grande rigueur en matière de rationalisation de la dépense publique, et d’autre part, en veillant à une plus grande implication des entreprises et établissements du secteur dans la participation au financement de ces projets soit dans le cadre de partenariats public/ public soit public/privé (règle du 51/49%)”. Ainsi nous constatons qu’en dépit des réalisations enregistrées dans le domaine du transport des voyageurs, et des réflexions menées pour son développement dans le cadre du schéma directeur à l’horizon 2025 ; les pouvoirs publics sont rattrapés par la crise économique et l’amenuisement des capacités financières du pays pour faire face aux nombreux besoins économiques et sociaux de la population. Le développement durable de l’Algérie s’en ressentira. Et toutes les prévisions, y compris le “Nouveau modèle économique” n’y pourront rien. Le manque d’anticipation des effets de la crise par l’Éxécutif ainsi que le mode de gouvernance désuet qui continue à régenter la gestion des affaires publiques, en sont la cause fondamentale.


A. H.


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