Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

DÉFICIT CHRONIQUE DE LA CNR

RETRAITE : LA BOMBE À RETARDEMENT

© Liberté

Le prix de l’inaction
Face à la crise financière que vit le pays, le gouvernement encore une fois traite les effets et non les causes. Sa décision de mettre fin au régime de retraite anticipée répond à un souci de réduire le déficit chronique des caisses de retraite. Mais guère concertée, la mesure généralisée à tous les métiers, ne tenant pas compte  du facteur pénibilité dans certaines activités comme la production de minerais, de pétrole et de gaz, d’acier a suscité le mécontentement des représentants des syndicats autonomes et la base de l’UGTA qui veulent organiser une fronde dès la rentrée sociale.

Le trou dans les caisses de retraite qui s’aggrave d’année en année constitue une bombe à retardement. Si des solutions structurelles ne sont pas appliquées en vue d’améliorer le financement du système de retraite, l’Algérie risque de se trouver dans l’impossibilité de payer les pensions de retraite au cours des prochaines années. Un drame qui risque d’ébranler la stabilité du pays car le versement de la pension est un droit.
La cote d’alerte est atteinte aujourd’hui avec 4 cotisants pour un retraité alors qu’il faut un ratio de cinq ou 7 à 8 actifs pour un inactif pour assurer l’équilibre financier des caisses de retraite. Ce déficit chronique des caisses de retraite résulte d’un dérèglement qui remonte aux années de mise en place du plan d’ajustement structurel. C’était l’époque des licenciements et des départs massifs en retraite. La CNR a dû payer dans les années 90 des pensions pour des travailleurs qui n’avaient pas le minimum d’années de cotisations . Une tolérance qui a perduré. Au cours de ces dernières années, un autre facteur a joué. Les départs en retraite anticipée ont augmenté de façon considérable mettant en péril l’équilibre financier du système de retraite.
L’État a également contribué à cette situation. Il a puisé des fonds de la CNR pour verser des indemnités aux victimes du terrorisme. Cette dette n’est pas encore remboursée.
La CNR a cependant une réserve qu’elle n’a pas utilisée pour couvrir le déficit , celle résultant du versement annuellement par Sonatrach de 2% de la fiscalité pétrolière. Mais cette manne avec l’aggravation prévisible du déséquilibre financier de la CNR au cours des prochaines années ne suffira pas. Avec l’aggravation du chômage né de la crise que vit l’Algérie, le nombre de cotisants sera beaucoup moindre.
Les solutions sont beaucoup plus structurelles. La première à court terme est l’augmentation de l’age de départ de la retraite. Mais ce remède pour qu’il soit accepté demande une véritable campagne d’explication et de sensibilisation. Autres solutions : des progrès dans la légalisation de l’informel et des formules d’assurance vie et de capitalisation ( voir entretien P 11). Le remède le plus durable est la relance économique : une croissance élevée fortement créatrice d’emplois, une dynamique soutenue en matière d’investissements. Mais c’est dans ces deux domaines qu’on enregistre une quasi-inaction du gouvernement pour infléchir ces tendances.  


K. R.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER